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Maracineanu répond à Mayer sur le manque de sport à l’école

Invitée de BFMTV ce mardi, Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, a répondu au décathlonien Kevin Mayer regrettant le manque pratique sportive à l'école.

Kevin Mayer a relancé le débat sur la place du sport à l’école dans les performances des sportifs de haut niveau. Selon l’athlète, deux fois vice-champion olympique de décathlon (2016, 2021), la culture de la gagne n’est pas inculquée dès le plus jeune âge. Il regrette aussi une sorte de dénigrement de la matière à l’école. Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, lui a répondu sur BFMTV.

"Le rôle du sport à l’école n’est pas de provoquer la réussite d’une élite"

"Ça fait un an que nous échangeons avec Kevin Mayer sur ces sujets puisque nous l’avons associé au comité de pilotage du sport à l’école qu’on a lancé avec Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, ndlr), explique-t-elle. Beaucoup de choses ont changé. Nous avons un ministre de l’éducation nationale avec qui j’ai décidé de faire équipe il y a un an pour changer la place du sport à l’école et la renforcer dès le plus jeune âge. Kevin Mayer a tout à fait compris que le rôle du sport à l’école n’était pas de provoquer la réussite d’une élite mais d’élever le niveau général et de réduire les inégalités. C’est ce qu’on nous portons pour l’école avec M.Blanquer."

"On ne peut pas donner à l’école le rôle d’un club"

"L’école doit continuer à jouer son rôle d’initier au sport et d’éduquer par le sport, poursuit-elle. C’est là-dessus qu’on peut progresser. Kevin Mayer, comme tous les autres champions, nous aide à ça en intervenant dans les écoles en parlant de leurs médailles, de leur réussite de carrière. C’est une réussite qui se fait dans la main avec l’école et les clubs. On ne peut pas donner à l’école le rôle qu’a un club qui dirige les jeunes vers la haute performance. On doit travailler beaucoup plus main dans la main. Nous avons lancé le programme ‘une école, un club’ pour que chaque école soit parrainée par un club et inversement afin que le lien se fasse plus fortement à l’école primaire et maternelle, là où il n’y a pas de professeur d’éducation physique. En France, tout repose sur les épaules des professeurs des écoles et on doit venir en soutien avec le tissu associatif local pour qu’il y ait plus de sport à l’école."

NC