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F1: pourquoi Lewis Hamilton n’est pas un champion comme les autres

Lewis Hamilton

Lewis Hamilton - AFP

Sacré ce dimanche sur le circuit d’Austin, Lewis Hamilton a décroché son troisième titre mondial, le deuxième consécutif au volant d’une Mercedes. Une suprématie que le Britannique cultive à travers un mode de vie en décalage total avec ce que l’on peut attendre d’un sportif de très haut niveau.

Parce qu’il est tout le temps en virée

Quand on ne voit pas Lewis Hamilton au volant de sa Mercedes, on peut l’apercevoir aux côtés de l’acteur américain Will Smith ou de Scottie Pippen, la légende des Chicago Bulls. Mais aussi dans des soirées jet-set, à des défilés de mode ou tout simplement en vacances, aux Barbades, aux Hampton, à Miami ou chez lui, à Monaco. Une sacrée bougeotte qu’Hamilton entretient à l’aide de son jet privé. Sans que le décalage horaire ne l’empêche de claquer, presque à chaque fois, le meilleur temps en piste. « Si Lewis a besoin de faire des voyages, d’aller aux fashion-weeks ... tant qu’on arrive sur un Grand Prix et qu’on est à 100 % dans la voiture, c’est le principal », estime Romain Grosjean. Nico Rosberg, lui, ne comprend absolument pas. «, Ce qui m’étonne, c’est qu’il arrive à réaliser de telles performances en vivant ce qu’il vit, assurait l’Allemand au journal l’Equipe quelques heures avant le Grand Prix de Russie. Moi, je ne pourrais pas mais nous sommes différents. » Et visiblement, la méthode Hamilton semble la plus fructueuse.

Parce qu’il ne se refuse rien

Mais alors absolument rien. Comme ce jet privé - où il aime se balader dans le cockpit - pour mieux voyager. Ou ce chalet à la montagne, dans le Colorado, dans lequel il aime se réfugier avec ses chiens Roscoe et Coco. Lewis Hamilton aime se faire plaisir. Il a ainsi décidé, avant Austin, de s’octroyer quelques jours de congés à Miami ? Pas de problème : le Britannique, dont le salaire annuel avoisine les 30 millions d’euros, s’offre la location d’un loft surplombant toute la ville. Et il n’y a pas que la F1 qui compte pour Lewis. Le surf et la moto font partie de ses hobbies favoris. La musique ne le laisse pas non plus indifférent. Surtout le piano, qu’Hamilton affectionne tout particulièrement et qu’il pratique dès qu’il en a un sous la main, chez lui ou à l’hôtel. Sans oublier le rap et le projet d’album qu’a l’intéressé dans un coin de sa tête. Un vrai touche-à-tout.

Parce que même son chien est accrédité sur les Grands Prix

Lewis Hamilton n’a qu’un seul amour dans sa vie. Nicole Scherzinger, l’ancienne Pussycat-Dolls, avec qui il s’est séparé en février dernier après sept années de relation passionné et tumultueuse ? Non. Son chien Roscoe. Un animal qui truste littéralement le compte Instagram de la star britannique. Hamilton est tellement gaga de son toutou qu’il le met systématiquement en scène, n’hésitant pas à pousser la chansonnette et à lui concocter une petite fête d’anniversaire. Roscoe est surtout indissociable du quotidien de « Lewis », qui l’amène avec lui partout, même sur les Grands Prix, grâce à une accréditation accordée par Bernie Ecclestone lui-même. « Bernie est suffisamment gentil pour m’autoriser à l’avoir avec moi dans le paddock tout au long de la saison. » Normal.

Parce qu’il est une vraie gravure de mode

On l’a dit plus haut : Lewis Hamilton s’affiche régulièrement dans les défilés de mode. Toujours bien apprêté, le pilote Mercedes aime être à la page et arbore toujours un style vestimentaire différent mais dans l’air de la mode. Facile quand on se fait prêter des fringues par les plus grandes marques et que l’un de vos amis proches n’est autre qu’Olivier Rousteing, le directeur artistique de la marque Balmain. Pas étonnant dans ce cas de voir Lewis, une semaine avant le Grand Prix de Russie, s’afficher à la fashion-week de Paris. Hamilton est une vraie gravure de mode, qui fait régulièrement la couverture des médias de son pays et notamment du GQ anglais. Et comme toute personne « in », l’intéressé a toujours une belle demoiselle à son bras. La chanteuse Rihanna, avec qui on lui a prêté une liaison ou la mannequin Kendall Jenner, demi-sœur de Kim Kardashian.

Parce que le monde de la F1 lui mange dans la main

Il suffit d’évoquer le nom d’Hamilton pour que le visage de Bernie Ecclestone s’illumine immédiatement comme un sapin de Noël. « Je suis un fan inconditionnel de Lewis. C’est le meilleur champion du monde que la F1 ait jamais eu », lâchait le grand argentier en juin dernier. Le boss de Mercedes, Toto Wolff, ne dit pas autre chose. « Je pense que Lewis est probablement la seule superstar en F1, confiait cet été le dirigeant allemand à l’Independent. Pour moi, il est non seulement le meilleur pilote aujourd’hui mais il a aussi une vraie personnalité. » Tant et si bien qu’Hamilton est comme chez lui chez Mercedes. Aucun code de conduite n’entrave ses soirées mondaines et ses nombreux voyages. « Aujourd’hui, Lewis sait où il en est. Il sait parfaitement où il veut en être dans sa vie, quelles sont ses priorités, a souligné Wolff à la chaine ESPN. Pour exploiter le meilleur d’un de vos pilotes, vous devez comprendre ce qui le rend meilleur. Vous ne pouvez pas enfermer les gens dans une boîte. Vous devez comprendre comment une personne fonctionne et quelles libertés vous devez lui laisser pour qu’elle s’exprime le mieux. » Une méthode gagnante.

dossier :

Lewis Hamilton

Alix Dulac avec Louis Amar, à Austin