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GP de Singapour: pourquoi Leclerc n’a pas fait le plus dur après la pole

Vainqueur des deux derniers Grands Prix, Charles Leclerc a décroché la pole position à Singapour. Mais la victoire n’est pas encore dans l’escarcelle du Monégasque avant une course qui pourrait être à rebondissements.

Il est l’homme en forme du moment. Imbattable lors des deux dernières courses. Pole position et victoire à chaque fois pour Charles Leclerc. A Singapour, tracé urbain sur lequel, naturellement, il est difficile de doubler (cinq dépassements seulement en 2018), la pole position confère un avantage certain. Et pour cause, 73% des victoires ont été conquises depuis la première place sur la grille de départ, soit 8 sur 11. Trois exceptions donc, Massa en 2008, Hamilton en 2012 et Vettel en 2017. Toutefois, le Grand Prix de Singapour offre toujours son lot de rebondissements. Et pour cause, la voiture de sécurité intervient dans… 100 % des cas

La question des pneumatiques

Ferrari, parfois maladroite dans la stratégie – et encore davantage lorsqu’il s’agit de réagir dans l’urgence – devra donc être vigilante de ce côté si elle veut à nouveau triompher. D’ailleurs, une victoire de Leclerc pour Ferrari marquerait une première depuis 2006. En effet, cette année-là, Michael Schumacher avait conquis trois succès de suite. La dernière fois que la monoplace rouge a connu une telle série victorieuse. Surtout, Leclerc devra se méfier d’un Lewis Hamilton affamé. Revanchard après la petite touchette entre l’expérimenté britannique et le jeune monégasque à Monza lors d’une tentative de dépassement – finalement vaine – du premier cité. Le plus gros défi du numéro 16 sera vraisemblablement la gestion de ses pneumatiques. Très rapide en qualifications, la Ferrari semble moins armée que la Mercedes pour emmener loin ses gommes dans la chaleur de Singapour.

Lucas Vinois à Singapour