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Grand Prix de France: comment Verstappen a sauvé la mise et sa victoire

Max Verstappen, vainqueur du Grand Prix de France

Max Verstappen, vainqueur du Grand Prix de France - AFP

Max Verstappen (Red Bull) s'est imposé ce dimanche sur le Grand Prix de France au Castellet. Le Néerlandais a doublé Lewis Hamilton dans une fin de course folle, malgré une stratégie risquée.

On pensait qu'il avait tout perdu dans les premiers virages, au moment de son énorme erreur de trajectoire qui avait offert un boulevard à Lewis Hamilton. Mais Max Verstappen s'est brillamment rattrapé pour s'imposer sur le Grand Prix de France ce dimanche, sur le circuit Paul Ricard du Castellet. Le Néerlandais termine donc devant le Britannique. Red Bull place aussi Sergio Perez à la troisième place.

La grosse boulette au départ

La course fut haletante et le Castellet n'avait pas connu ça depuis le retour de la Formule 1 sur le sol français. Devant un public conquis, Max Verstappen a fait le spectacle. Un peu de patinage au départ, la perte du train arrière et une trajectoire manquée, ce début de course aurait pu être fatal au pilote de 23 ans. Qui a ensuite eu l'occasion de se rattraper.

Mercedes était invaincu sur cette piste depuis le retour des monoplaces en France. Mais après les galères des qualifications du samedi, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas ne partaient pas favoris. L'erreur adverse avait donc quelque chose de béni. Jusqu'au coup de poker de Red Bull.

Une Red Bull supérieure sur tout le week-end

Un premier arrêt dans le 19e tour pour Max Verstappen, qui a alors devancé ses rivaux. Le champion du monde en titre a plongé dans les stands peu de temps après. Le Néerlandais est alors parvenu de justesse à ressortir devant Valterri Bottas. Et est parvenu de justesse à passer devant Lewis Hamilton dans la foulée de l'arrêt du Britannique. Chaud bouillant, le pilote Red Bull s'est rapidement agacé à la radio, réclamant plus de puissance à son écurie.

Dès son erreur dans le départ, sa monoplace avait signé le meilleur tour en course. Parti en pole, Max Verstappen se savait au dessus des Mercedes sur le week-end. Mais Red Bull a opté pour une stratégie très risquée, alors que son pilote était en tête de course, avec... un deuxième arrêt (alors que tous les pilotes partaient, sur le papier, sur une stratégie à un seul arrêt) dans le 33e tour, en gardant les pneus medium.

Le deuxième arrêt surprise

Personne n'avait vu le coup venir, surtout par Mercedes, qui a tergiversé pour décider d'une éventuelle réaction. Les deux voitures étaient alors en tête et Bottas avait pour mission de protéger Hamilton du bouillant Verstappen. Au fil de la course, les flèches d'argent ont perdu les pneus, à mesure que le Néerlandais se rapprochait. Bottas a cédé à Verstappen puis Perez, Hamilton n'avait plus qu'à tenir comme il pouvait.

On a pourtant cru que cela ne suffirait pas. Il a fallu attendre l'avant-dernier tour pour que Verstappen profite (enfin) d'une zone de DRS. Ce fut payant, presque limpide, tant la Red Bull semblait supérieur. Verstappen a finalement accentué son avance dans le dernier tour pour s'envoler vers une troisième victoire en sept courses cette saison, après Imola et Monaco.

"C'était très difficile au début, c'était dur de garder la voiture stable. après notre premier arrêt, ça revenait fort derrière, analyse le vainqueur du jour après la course. On a pris la décision de faire deux arrêts, heureusement ça a payé mais il a fallu beaucoup travailler. A chaque course, on s'est battu contre Mercedes et je pense que ce sera comme ça jusqu'à la fin du championnat." Pole position, victoire et meilleur tour en course, c'est le carton plein pour le Néerlandais, qui compte désormais 11 points d'avance sur Hamilton au championnat du monde pilotes.

https://twitter.com/apobouchery Apolline Bouchery Journaliste RMC Sport