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Grand Prix de Monaco: un week-end forcément spécial pour Charles Leclerc, né en Principauté

Charles Leclerc dans les rues de Monaco

Charles Leclerc dans les rues de Monaco - AFP

Troisième pilote monégasque de l’histoire de la F1, Charles Leclerc (20 ans) va vivre un week-end très spécial dans les rues de la Principauté pour son premier Grand Prix de Monaco. Et ce, pour plusieurs raisons.

Il va piloter devant chez lui

C’est une sensation que peu de pilotes connaissent un jour. Piloter chez soi. Dans sa ville, dans ses rues. Sur le Rocher, Nico Rosberg ou Lewis Hamilton, résidents monégasques depuis quelques années, ont déjà ressenti cette émotion. Mais celle qu’éprouvera Charles Leclerc, né en Principauté il y a vingt, sera encore plus particulière ce week-end, voire unique. Le rookie de l’écurie Alfa Romeo-Sauber va en effet disputer son premier Grand Prix à la maison. Et forcément, ça le travaille.

"C’est une émotion particulière, explique-t-il à RMC Sport. J’attends ce moment depuis tout petit. Je regarde ce Grand Prix depuis que je suis né, puisque je suis né ici. J’ai dédié toute ma vie au sport auto pour un jour réaliser mon rêve d’être en Formule 1. En plus, j’ai la chance d’avoir, à mon avis, le plus beau Grand Prix du monde à Monaco. C’est vraiment incroyable. La famille, les amis et mes profs du collège aussi sont là pour me regarder (sourire). Maintenant, ils comprennent pourquoi je loupais tant que ça l’école."

Il va beaucoup penser à Jules Bianchi

Depuis tout petit et ses premiers souvenirs, à l’âge de 4 ans, Charles Leclerc était persuadé qu’il allait devenir pilote de F1. La première raison, c’est le Grand Prix de Monaco bien sûr. La seconde? Le lien très fort qui unit sa famille à celle de Jules Bianchi, le pilote de F1 niçois décédé en juillet 2015 à l’âge de 25 ans, après un accident en octobre 2014 au Japon. Alors, forcément, à quelques kilomètres de la promenade des Anglais, Jules Bianchi sera aussi un peu là, dans les rues de Monaco.

"Mon père (décédé l’an dernier, ndlr) était le meilleur ami du père de Jules, raconte le jeune pilote monégasque sur la site officiel de la F1. Mon grand frère était le meilleur ami de Jules et je suis le meilleur ami du frère de Jules. Nos deux familles sont très proches. Jules était aussi mon parrain sportif et il m’a toujours suivi pendant ma carrière." Pour rendre hommage à son papa et à son ami, le champion de F2 2017, qui a débuté le karting à 5 ans sur le circuit de Brignoles, géré par le papa de Jules Bianchi, a décidé de porter un casque spécial ce week-end. Un casque dessiné par son père.

Il va tenter de confirmer son très bon début de saison

Au milieu de toutes ces émotions, Charles Leclerc va aussi devoir piloter. Avec l’objectif de confirmer son très bon début de saison (13e du championnat pilotes avec 9 points) au volant d’une Alfa Romeo-Sauber qui n’est pourtant pas - et de loin - la plus impressionnante du paddock. Car après seulement cinq Grands Prix disputés dans l’élite du sport auto, le petit Monégasque a déjà marqué les esprits. Cinq fois à l’arrivée, deux fois dans les points (6e en Azerbaïdjan, 10e en Espagne), il attire déjà la lumière et les compliments.

Charles Leclerc Sebastian Vettel
Charles Leclerc Sebastian Vettel © AFP

"Jusqu'à présent, il a saisi des opportunités en course, marqué des points dans une voiture qui n'a pas sa place dans les points, a apprécié le quadruple champion du monde Sebastian Vettel en conférence de presse mercredi. Il fait tout ce qu'il peut en ce moment." Il fait tellement tout que son nom revient déjà avec insistance du côté de Ferrari pour éventuellement seconder le pilote allemand la saison prochaine en cas de départ de Raikkonen. Ce serait logique pour un pilote issu de la Ferrari Driver Academy… Mais ça, c’est une autre histoire.