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Coupe du monde de basket: Tout ce qu'il faut savoir avant l'entrée en lice des Bleus

La Coupe du monde 2019 de basket débute ce samedi en Chine, jusqu’au 15 septembre prochain. Qui sont les favoris pour faire douter des Américains affaiblis? Qui sont les joueurs à suivre? Que peuvent viser les Bleus de Rudy Gobert? Présentation.

Qui sont les favoris? 

Quand on dit basket, et Coupe du monde, impossible de ne pas penser d’emblée au "Team USA". Formation la plus titrée de l’histoire (cinq sacres, à égalité avec la Yougoslavie-Serbie) et double tenante du titre, les Etats-Unis font évidemment figure d’équipe de favori numéro 1. Sauf que les Américains ont envoyé en Chine une équipe privée de ses plus grandes stars NBA, à l’image de LeBron James, Steph Curry, James Harden ou Anthony Davis, qui ont tous préféré se concentrer sur la saison à venir avec leurs franchises. Conséquence: dans un premier Mondial à 32 équipes, ils pourraient bien se faire surprendre par quelques outsiders…

Parmi eux, les Serbes semblent les mieux armés, avec un énorme secteur intérieur, une petite armée de géants, et l’expérience des compétitions internationales après avoir décroché l’argent à l’Euro 2017, aux JO 2016, et au Mondial 2014. Vient ensuite l’Espagne: malgré l’absence de Pau Gasol, la Roja a l’habitude des places d’honneur, et surtout, est l’une des rares équipes à savoir faire déjouer les Etats-Unis lors des confrontations directes. Enfin, la France (ci-dessous) et l’Australie, qui a battu les USA en amical, peuvent espérer tirer leur épingle du jeu.

Mission Tokyo 2020

A noter que le titre n’est pas le seul enjeu de la compétition, puisque le Mondial va offrir sept billets pour les Jeux olympiques 2020 à Tokyo: un pour la meilleure équipe africaine, asiatique et océanienne, et deux pour les meilleures équipes américaines et européennes. Les autres devront passer par un tournoi de qualification olympique avant les Jeux.

Quels sont les joueurs à suivre?

On l’a expliqué précédemment: de nombreuses stars de la NBA, et pas seulement des Américains, ont décidé de sécher la compétition pour se concentrer sur leurs aventures nord-américaines. On notera aussi l’absence du génial Luka Doncic, élu rookie de l’année, pour la simple raison que la Slovénie (championne d’Europe en titre) n’a pas réussi à se qualifier. Mais il reste quand même du beau monde en Chine.

Côté Etats-Unis, les leaders s’appelleront a priori Kemba Walker (Boston Celtics) et Donovan Mitchell (Utah Jazz). La Serbie sera elle représentée par Nikola Jokic (Denver Nuggets) et Bogdan Bogdanovic (Sacramento Kings), très en forme durant la préparation. Mais la véritable sensation se trouve forcément dans les rangs de la Grèce, avec la présence du meilleur joueur de la dernière saison NBA: Giannis Antetokounmpo, la machine des Milwaukee Bucks.

A suivre également, Patty Mills (San Antonio Spurs) et Andrew Bogut (Golden State Warriors) pour l’Australie, Marc Gasol (Toronto Raptors) et Ricky Rubio (Phoenix Suns) pour l’Espagne, Danilo Gallinari (OKC Thunder) pour l’Italie, Dennis Schröder (OKC Thunder) pour l’Allemagne, ou encore Facundo Campazzo (Real Madrid) pour l’Argentine. Dans les rangs français, les "stars" du groupe sont Rudy Gobert (Utah Jazz), meilleur défenseur de la saison NBA, et Evan Fournier (Orlando Magic).

Que peut espérer la France?

Venons-en aux Tricolores, justement. Après deux dernières compétitions internationales ratées (12es de l’Euro 2017, 6es des JO 2016), les Bleus, sans leur phare Tony Parker, sans Boris Diaw, sont avant tout à la recherche de certitudes. Et la phase de préparation, où l’on a autant aperçu le talent de quelques individualités que les lacunes collectives, n’a pas permis de chasser le flou. Les blessures de Thomas Heurtel (rotule) et Adrien Moerman (tendon d’Achille) n’ont rien arrangé non plus.

Dans ce contexte, l’arme numéro 1 des Bleus devrait être sa défense, avec un Rudy Gobert dont on attend beaucoup, mais aussi d’autres joueurs très à l’aise dans ce domaine, à l’image d’Andrew Albicy et Frank Ntilikina au poste de meneur. Avec en plus l’expérience de Nicolas Batum et Nando De Colo, la France peut avoir deux objectifs réalistes dans la compétition: le podium, mais surtout, un billet direct pour les JO 2020, en finissant donc dans les deux meilleures nations européennes.

Problème: les Français ont hérité d’une partie de tableau très compliquée. S’ils devraient sortir logiquement dans les deux premiers du Groupe G (République dominicaine, Allemagne, Jordanie), les hommes de Vincent Collet devront ensuite encore finir dans les deux premiers d’un nouveau groupe pour voir les quarts. Quarts où ils croiseront (a priori) soit les Etats-Unis, soit la Grèce. Autant dire que l’aventure pourrait s’arrêter à ce stade-là. Mais le rêve reste permis.

Le programme des Bleus :
- France-Allemagne, dimanche à 14h30 (Canal+ décalé)
- Jordanie-France, mardi à 14h30
- République dominicaine-France, jeudi à 14h30

Clément Chaillou