RMC Sport

Paris-Roubaix ou l’Enfer du Nord dans le sang de la FDJ.fr

-

- - -

A 48 heures du départ de la 112e édition du mythique Paris-Roubaix, la FDJ.fr peaufine les derniers détails. Chaque année, l’équipe de Marc Madiot fait de cet événement l’un des points d’orgue de sa saison. Reportage.

« Il n’y a qu’une seule course comme celle-là dans l’année. » Tel un cri du cœur, Marc Madiot le clame haut et fort : il aime Paris-Roubaix et ça voit. Double vainqueur de l’épreuve en 1985 et en 1991, le manager général de FDJ.fr prend toujours autant de plaisir à la préparer comme à y assister. « Cette course n’est pas comme les autres, souligne-t-il. Ici, on jette les dés à chaque fois, il y a une adrénaline et une ambiance particulières. On fait ce métier pour ces moments-là. »

A ses côtés depuis cette saison, un autre vainqueur de l’« Enfer du Nord » : Frédéric Quesdon, récent retraité et dernier vainqueur français de l’épreuve. C’était en 1997 avec l’équipe… FDJ, nouvellement créée à l’époque par ce même Marc Madiot. Aujourd’hui directeur sportif, il vit toujours la course avec la même intensité qu’il y a vingt ans. « Cela fait bizarre de suivre les coureurs en voiture sur des courses où j’ai été acteur en tant que coureur cycliste, raconte-t-il. C’est assez stressant. Le soir, on est aussi fatigué que les coureurs ! Il y a une vraie course entre directeurs sportifs, on se croirait en course des fois ! »

Un Français vainqueur ?

Les chances de victoire pour l’équipe française se nomment Arnaud Démare et Yoann Offredo. Le premier réalise un très bon début de saison avec une deuxième place sur Gand-Wevelgem et une dixième position sur la classique belge de Het Nieuwsblad. Originaire de Beauvais, le coureur de 22 ans adore l’ambiance et espère faire quelque chose. « On est tous là pour rêver. J’ai prouvé que les classiques, cela me convenait bien et que je ne suis pas seulement un sprinteur. Je ne suis pas très loin chez moi, toute cette ambiance, j’aime beaucoup. » Avec lui, Yoann Offredo est aussi un amoureux des classiques. Arrivé en 2008 chez la FDJ, le 16e du dernier Milan-San Remo s’attend à tout ce dimanche. « La course est atypique. Ce que j’aime aussi surtout, c’est qu’il peut se passer tous les scénarios inimaginables. Un coureur peut aussi bien taper un panneau de plein fouet ou terminer deuxième alors qu’il n’a pas forcément marché sur les classiques avant. »

Chez FDJ.fr, tout est minutieusement préparé pour figurer au mieux dimanche soir. Marc Madiot met toutes les chances de son côté pour apporter une victoire aux Français, succès qui leur échappe depuis dix-sept ans. « C’est comme le bac, si on ne révise pas avant, on ne peut pas l’avoir. Il faut visualiser ce qu’on va faire, un peu comme les skieurs ou les pilotes de Formule 1. » Paris-Roubaix révèle chaque année des surprises. Pour cette édition, elle viendra peut-être d’une équipe française.

A lire aussi : >> Dopage - Lance Armstrong balance (enfin) des noms
>> Tour des Flandres : et de trois pour Cancellara !

La rédaction