RMC Sport

Ratcliffe menace de laisser tomber l’équipe Ineos à cause du dopage

Nouveau propriétaire de l’équipe cycliste Ineos, Jim Ratcliffe défend un sport propre. Le milliardaire britannique a mis un coup de pression à Dave Brailsford et menace de mettre fin à ses investissements en cas de dopage avéré.

Les suspicions sur d’éventuels cas de dopage se multiplient autour de l’équipe cycliste Ineos et cela ne plaît pas du tout à Jim Ratcliffe, grand patron de l’entreprise pétrochimique et principal sponsor de la formation britannique. 

Ce week-end, lors d’un entretien accordé au Times, le milliardaire anglais a menacé de retirer ses billes si l’équipe de Chris Froome, Egan Bernal ou encore Geraint Thomas était impliquée dans une affaire liée au dopage. "Dave Brailsford va devoir gérer ça et, à l’avenir, s’il y a le moindre problème pour Dave, ce sera à lui de les gérer, a lancé celui qui possède également l’OGC Nice en Ligue 1. Il ne se passe absolument rien dans notre équipe."

Ratcliffe: "Nous quitterions immédiatement le cyclisme"

Histoire de confirmer sa volonté de rester transparent par rapport au dopage, Jim Ratcliffe a également précisé que les avocats d’Ineos avaient scrupuleusement étudié le fonctionnement de l’ancienne équipe Sky avant d’y investir près de 50 millions d'euros. Et le Britannique de 67 ans d’aller encore plus loin en expliquant que l’un de ses représentants continuait d’observer les coulisses de la formation cycliste. Quitte à se retirer immédiatement en cas de comportement contraire aux règles anti-dopage.

"Si notre avocat en chef me dit un jour qu’il a un problème avec l’équipe, il en serait terminé pour nous, a confirmé avec fermeté le fondateur du groupe Ineos. Le jour où il y aura un doute concernant le dopage, alors nous quitterions immédiatement le cyclisme."

Outre l’achat des clubs de football de Lausanne et de Nice, Jim Ratcliffe et son entreprise ont décidé de diversifier leur activité sportive en soutenant l’équipe cycliste Ineos ainsi que le navire britannique lors de la Coupe de l’America. Mais si l’image du géant de la pétrochimie venait à être entachée à cause du dopage, l’homme le plus riche de Grande-Bretagne risque bien de limiter ses investissements dans le cyclisme.

Jean-Guy Lebreton