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Tour de France: "une partie de l’avenir du vélo se joue", prévient Bardet

Romain Bardet

Romain Bardet - @AFP

L’édition 2018 du Tour de France est particulièrement chahutée sur le bord de la route. Les comportements dangereux se multiplient et quelques spectateurs ont déjà provoqué des chutes, parfois très dangereuses. L’une d’elles a obligé Vincenzo Nibali à abandonner. Vigilant, Romain Bardet prévient des dangers qui guettent le cyclisme.

Romain Bardet a profité de la journée de repos, ce lundi, pour faire part de ses réserves quant à la tournure que prend la course sur le bord de la route. Le coureur français met en garde contre les comportements dangereux observés et le traitement qui en est fait par les médias. "Nous sommes à un point où une partie de l'avenir du vélo se joue", assène l'actuel 5e du classement général. "On met en relief les incivilités, c'est très mauvais pour l'image du Tour et ça crée un appel d'air, analyse Bardet. Les comportements déplacés en appellent d'autres."

Le Tour doit être une grande fête populaire

Les sifflets visant l’équipe Sky en début de Tour ont laissé place à des débordements inacceptables en montagne. Bousculé par un spectateur à quatre kilomètres de l’arrivée à l’Alpe d’Huez, Vincenzo Nibali a quitté le Tour de France sur une fracture de la dixième vertèbre. "S'ils venaient à se multiplier, ces comportements pourraient mettre en danger la sécurité des coureurs et l'attractivité du Tour, qui est une grande fête populaire. Dans l'immense majorité des visages que je vois sur le bord de la route, ce sont des sourires, des gens qui sont contents d'être là, pour un sport hyper-accessible et des champions qui donnent le meilleur d'eux-mêmes."

Les incivilités ? "On ne parle que de ça"

Embarqué malgré lui dans le tourbillon qui s’est abattu sur son équipe après l’affaire du salbutamol dans laquelle était impliqué Christopher Froome, Geraint Thomas a été hué au même titre que son coéquipier. Avant d’être bousculé à son tour par un spectateur. "On ne parle que de ça, ces incivilités même ultra-minoritaires, deux-trois personnes qui veulent se refaire remarquer ou qui sont ivres et ne savent plus ce qu'elles font. Le public, dans sa très grande majorité, est content d'être là. Le Tour, c'est la fête et je veux garder cette image-là."

QM avec M.T à Carcassonne