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Cinq bonnes raisons de suivre encore ce Tour de France

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. Après deux semaines de course, les Pyrénées et le premier contre-la-montre sont passés lors de cette 103e édition du Tour de France. Chris Froome compte quasiment trois minutes d’avance sur son plus sérieux rival Nairo Quintana. Thibaut Pinot a abandonné. De quoi sérieusement émousser l’intérêt de la suite. Pourtant, rien n’est joué. On vous explique pourquoi.

Il reste les Alpes…

Tout est joué, vraiment ? Il suffit d’une rapide lecture de la carte pour mesurer la fragilité d’un tel jugement. A partir de ce dimanche, le peloton retrouve les pourcentages entre Bourg-en-Bresse et Culoz (Ain). Puis ce sera les Alpes, pendant cinq jours, avec deux arrivées en côte, à Finhaut-Emosson mercredi (17e étape), puis à Saint-Gervais (19e étape) vendredi. Sans compter un ultime baroud entre Megève et Morzine samedi, ponctué du passage de deux cols de première catégorie et du passage du col de Joux Plane (HC). Le contre-la-montre de jeudi, une montée de plus de dix kilomètres entre Sallanches et Megève, élaguera lui aussi. On a connu plus monotone.

Froome n’est pas infaillible

Son approche scientifique d’anglo-saxon l’éloigne souvent du public. Chris Froome (31 ans), double vainqueur de la Grande Bouche (2013 et 2015), donne parfois l’impression d’un robot à qui rien ne peut arriver, comme c’était le cas pour Lance Armstrong, ou dans un temps plus lointain, Miguel Indurain. Sa mésaventure dans le Ventoux prouve le contraire. Si l’on va chercher un peu plus loin, l’année dernière, le Britannique de la Sky avait lâché du temps à Nairo Quintana en fin de parcours. Plus radical encore, son abandon en 2014 suite à une chute. Certes, « Froomey », impérial depuis le départ du Mont-Saint-Michel, semble intouchable pour la suite. Mais il suffit d’un coup de chaud…

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Le grand jour de Quintana

A 26 ans, Nairo Quintana participe à son troisième Tour de France. En 2013 et 2015, il a échoué à la deuxième place derrière… Froome. Superbe grimpeur, le Colombien semble encore être cette année le plus sérieux rival du Britannique. Après deux semaines de course, il pointe à la quatrième place, à 2’59’’ du coureur de la Sky. Sans défaillance de Froome, l’écart sera difficile à combler. A moins que Quintana ne sorte le grand jeu dans les Alpes. On attend en effet toujours l’exploit marquant qui l’enverra dans la grande histoire du Tour. Le temps joue pour lui. Mais on s’impatiente de le voir réellement prendre tous les risques.

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Bardet va régaler

Meilleur Français (et de loin) de ce Tour, Romain Bardet tient une belle occasion d’accrocher enfin le Top 5. Au soir de la 14e étape, il compte 48 secondes de retard sur Valverde, cinquième. Ses talents de grimpeur doivent lui permettre d’animer la semaine alpestre. D’autant que Bardet est un diesel, plus à l’aise en fin de parcours. Son magnifique numéro l’année dernière lors de sa victoire à Saint-Jean de Maurienne, Bardet l’avait signé lors de la 18e étape. Il n’a peut-être pas l’aura d’un Thibaut Pinot, mais il prouve depuis plusieurs saisons qu’il est l’homme fiable du cyclisme tricolore. Et il n’a que 25 ans.

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Coquard, une apothéose sur les Champs-Elysées ?

Et si d’ici la fin de semaine, le compteur des victoires françaises restait bloqué à zéro ? La montagne trustée par les gros bras, les espoirs tricolores reposeraient alors sur les épaules de Bryan Coquard. Ça tombe bien, le coureur de l’équipe Direct Energie a une tête de gars à qui il arrive de belles histoires. En quête de sa première victoire sur le Tour, le jeune sprinteur (24 ans) est tout près. Porté par la ferveur populaire, une victoire sur les Champs-Elysées n’a rien d’un mirage pour lui.

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la rédaction