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Tour de France: Cofidis ne digère pas la sanction contre Bouhanni

Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni - AFP

Accusé de "voies de faits" mardi dans le final de la 10e étape du Tour de France, Nacer Bouhanni a été sanctionné dans la foulée par les commissaires de course. Au contraire de Jack Bauer avec qui le sprinteur s’était chauffé sur la route du Tour. Pas du tout du goût de la Cofidis.

Pas la peine d’attendre une déclaration fracassante. "Nacer ne s’exprimera que sur l’étape du jour", nous fait-on savoir dans l’entourage de l’équipe Cofidis. Nacer Bouhanni l’a mauvaise. En cause, la sanction écopée par le coureur Cofidis mardi dans le final de la 10e étape du Tour de France à Bergerac. Il reste un peu plus de 7km à parcourir quand Bouhanni écarte Jake Bauer du bras. Voilà pour les images qui ont abondamment tourné sur les réseaux sociaux dans la soirée. Mais Cofidis a souhaité aller plus loin en visionnant les images en amont de l’accrochage. 

On y voit clairement le coureur de Quick Step poser sa main dans le dos de Nacer Bouhanni. Alors forcément, dans les rangs de la formation française, on ne comprend pas pourquoi seul le Français a été sanctionné d’une minute de pénalité et de 200 francs suisse d’amende (environ 180€). Et le passif du Vosgien, déjà pénalisé après une friction avec Démare, n’explique pas tout. "Je n’ai pas pour habitude de contester, mais il y a des images qu’on a récupérées, déclarait le manageur Yvon Sanquer au départ de l’étape de mercredi. Il faut regarder les faits. Regardez ses cinq premiers sprints sur le Tour et son comportement. Vous verrez si les choses sont justes ou injustes, c’est aussi votre travail."

Longue discussion entre Sanquer et les commissaires

Dans les rangs de l’équipe française, l’affaire a du mal à passer. Et quand on relance Sanquer sur le comportement de son coureur, parfois décrit comme sûr de lui, la réponse fuse : "Vous avez déjà vu des sprinteurs qui ne sont pas sûrs d’eux sur le Tour de France ? Ça veut dire quoi, être sûr de soi ? Avoir confiance en soi et donner le maximum me semble plutôt être une qualité. Je connais Nacer et sa personnalité. C’est un personnage. Et Cavendish, Kittel, sont-ils sûr d’eux ? On essaye surtout de faire notre métier dans une super ambiance. On aimerait que les équipiers soient mis en valeur, plutôt que de perdre du temps sur des choses futiles et inintéressantes. La vie est faite comme ça. L’honnêteté intellectuelle et la justice sont des notions très éloignées de la pratique coutumière dans notre société. Et ce n’est pas que dans le sport."

Yvon Sanquer avait d’ailleurs du mal à redescendre comme le prouve cette longue discussion qu’il a eue avec deux commissaires de course dont le président, Philippe Marien. Les trois hommes, à l’écart du bus de l’équipe, ont échangé sans, semble-t-il, tomber d’accord. Interrogé par RMC Sport, Philippe Marien a d’ailleurs refusé de faire le moindre commentaire sur cette affaire.

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P.T