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Tour de France: comment éviter les pièges de la journée de repos

Alors que les coureurs du Tour de France ont bénéficié ce lundi de la première journée de repos de l’épreuve, les différents acteurs de la course vous présentent le mode d’emploi pour éviter les pièges d’une telle coupure.

Les organismes sont éprouvés. Un peu plus d’une semaine après le début du Tour de France 2017, dix-sept coureurs ont déjà quitté le peloton. La haute montagne, dimanche entre Nantua et Chambéry, a fait de nombreux dégâts. Alors la première journée de repos, ce lundi, est arrivée au bon moment.

Pour bien commencer, "récupération et dodo pour tout le monde"

Ce jour est si précieux pour les coureurs. "Il faut vraiment profiter du maximum de ce temps qui est donné, raconte Yvon Sanquer, manager de l’équipe Cofidis. Mettre les coureurs dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent se relâcher, refaire le plein d’énergie."

Le programme pourrait être résumé par Christopher Froome. "Priorité à la récupération et dodo pour tout le monde", prévoyait le leader du classement général dimanche, après son léger accrochage avec Fabio Aru. Pour reposer la tête. "C’est le principal élément et c’est elle qui dirige, donc quand on la repose, quelle que soit l’activité qu’on a faite, on peut être prêt pour le lendemain", décrit ainsi le médecin d’AG2R, Eric Bouvat.

Profiter de sa famille

Ils pensent "équipe, équipe, équipe". Pendant trois semaines, les coureurs du Tour sont fixés sur les objectifs, prêts à épauler leurs équipiers. Ils s’offrent un peu de répit lors des jours de repos. Et laissent place à la famille.

"Ça permet quand même de voir les enfants, ça fait toujours du bien, témoigne Yvon Sanquer. Je crois que ça fait partie de l’équilibre des coureurs, ça leur fait du bien et ça les rebooste de voir la famille."

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Surtout, ne pas casser le rythme… sauf dérogation

Le repos s’applique à la tête, certes. Mais les jambes, elles, ne s’arrêtent jamais vraiment. "Il faut faire du vélo juste pour tourner les jambes, assure Chris Froome, qui a parcouru quelques kilomètres ce lundi en Dordogne. Sinon, c’est trop difficile de recommencer le lendemain."

"Certains, quand ils ne roulent pas, ont peur d’être bloqués le lendemain, analyse Jacky Maillot, médecin de l’équipe FDJ. C’est plus un effet psychologique que physiologique." D’ailleurs, certains sont dispensés. "Pour les plus fatigués, ça peut être une journée sans vélo, complète ainsi Vincent Lavenu, directeur sportif d’AG2R. C’est même recommandé quand les organismes sont vraiment épuisés."

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Bien doser son alimentation

La journée de repos comporte également son lot de problèmes. "On a tendance à faire un peu de rétention d’eau et ça, ce n’est pas bon, souligne Yvon Sanquer. Ils ont beaucoup sollicité leur organisme et il faut bien doser son alimentation." Pour éviter un contrecoup le lendemain sur la route.

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Déjà penser au lendemain

La journée est bénéfique aux coureurs. "Ils apprécient cette journée, assure le consultant de la Dream Team RMC Jérôme Pineau. C’est le moment de partir un peu loin du Tour mais sans s’en éloigner trop parce que, dès le lendemain, on est reparti dans la galère." Car cette journée est courte.

"Il y a même des coureurs qui connaissent bien leur organisme, qui font des efforts notamment assez marqués, assure Sanquer. Notamment quand on a une étape de montagne le lendemain. Parfois, il y a des étapes de montagne avec des départs rapides, avec des difficultés conséquentes tout de suite." Le parcours entre Périgueux et Bergerac, mardi, prend alors tout de suite des airs de douceur.

Fl.P.