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Tour de France : le grand défi de Contador

Alberto Contador

Alberto Contador - AFP

Vainqueur du Giro cette année, Alberto Contador va tenter de réaliser le doublé en remportant le Tour de France qui débute ce samedi. A 32 ans, l’Espagnol sait qu’il est peut-être à l’aube du plus grand exploit de sa carrière.

Alberto Contador n’est peut-être qu’à moins d’un mois d’un des plus grands exploits de l’histoire de son sport. L’Espagnol va en effet s’élancer d’Utrecht ce samedi avec l’envie de réaliser le doublé Giro - Tour de France la même année. Une performance que seuls sept coureurs ont réalisée dans l’histoire, et pas des moindres : Coppi, Anquetil, Merckx, Hinault, Roche, Indurain et Pantani. Mais pour succéder au « Pirate », qui avait réussi le doublé en 1998, l’Espagnol sait qu’il devra franchir de nombreux obstacles.

D’abord, le parcours de cette 102e édition de la Grande Boucle sera un piège pour le grimpeur de l’équipe Tinkoff-Saxo. « C'est le Tour le plus dur que j'ai jamais disputé sur le papier, craint-il. Sur les neuf premiers jours, il va y avoir six étapes vraiment intenses avec le vent, le chrono par équipes, le Mur de Huy, de Bretagne, les pavés. Ça va être un Tour sans respiration. Le plus important sera surtout d'être le plus régulier. »

« Si je réussis mon défi, ce sera grand »

S’il arrive à déjouer les pièges du parcours, Contador devra dominer une concurrence qui n’a jamais semblé aussi relevée, avec notamment les trois autres membres des « Quatre Fantastiques », Christopher Froome (Sky), Vincenzo Nibali (Astana) et Nairo Quintana (Movistar). « Il y a un éventail de favoris. On est quatre à être souvent cités mais je pense qu'il y en a plus. Je pense à Pinot, Bardet, Valverde ou d'autres qui ont de vrais options. Je crois qu'au final ça va vraiment se jouer au jour le jour. On va voir où la course nous mène. »

A 32 ans, l’Espagnol sait en tout cas qu’il s’agit peut-être de sa dernière chance de réaliser ce doublé. Sa victoire lors de la Route du Sud prouve en tout cas que son état de forme n’a pas été altéré par le peu de repos qu’il a pu avoir entre le Giro et le Tour. « Je ne savais pas comment j'allais récupérer, avoue-t-il. Je savais que j'avais 34 jours pour le faire. J'ai fait beaucoup de sacrifices pour ma préparation. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, il fallait se reposer, faire attention à l'alimentation, ne faire aucune fête, ne penser qu'au vélo. »

Le prix à payer pour rentrer définitivement dans la cour des grands. « C'est avant tout un défi que je me suis fixé à moi-même, explique le vainqueur du Tour 2007 et 2009. Mais c'est aussi important de se dire que ça peut marquer les gens. Le Tour, c'est la course la plus importante du monde, celle qui change ta vie. Mais si je réussis mon défi, ce sera grand. Les gens s'en souviendront et ça me motive. »

AA avec GQ