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Tour de France: les larmes de van der Poel, petit-fils de Poulidor, avec le maillot jaune

Vainqueur ce dimanche de la deuxième étape du Tour de France, Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) endosse le maillot jaune... que son grand-père Raymond Poulidor n'a jamais eu l'occasion de revêtir. Une émotion intense pour le coureur, qui n'a pu retenir ses larmes.

L'émotion était trop forte: trop d'envie, trop de symboles, trop d'amour aussi pour son grand-père. Mathieu van der Poel n'a pu retenir ses larmes ce dimanche, à l'arrivée de la deuxième étape du Tour de France, en endossant le maillot jaune après sa victoire du jour. C'est en pleurs qu'il a répondu aux premières questions, avec une pensée évidemment pour son illustre grand-père Raymond Poulidor.

"J'ai évidemment pensé à mon grand-père"

"Je n'ai pas de mots... Vraiment, je ne sais pas quoi dire. J'ai donné tout ce que je pouvais tout de suite parce que je savais que j'avais besoin des bonifications si je voulais le maillot jaune. C'était aussi ma dernière chance de l'avoir. C'est incroyable ! En passant la ligne, j'ai évidemment pensé à mon grand-père", confie le coureur Alpecin-Fenix avant d'éclater en sanglots.

Raymond Poulidor n'a jamais eu l'honneur de porter le maillot jaune. Celui qu'on surnommait "l'éternel second", disparu en novembre 2019, ne pourra pas voir son petit-fils le revêtir. C'est avec un signe vers le ciel que Mathieu van der Poel a d'ailleurs franchi la ligne d'arrivée.

"J'imagine comme il serait fier"

"J'imagine comme il serait fier. C'est vraiment dommage qu'il ne soit pas là mais on ne peut rien y faire, regrette-t-il sur France Télévisions. J'ai tout joué pour aller chercher les secondes ici. C'est incroyable de réussir. J'ai vraiment senti que j'étais beaucoup mieux. Hier il y avait peut-être le stress, je n'avais pas les jambes que je voulais." Il faut dire que c'est le premier Tour de France du Néerlandais de 26 ans, qui aimerait "finir le Tour" mais vise aussi les Jeux oympiques de Tokyo.

Dépossédé du maillot qu'il avait conquis à Landerneau samedi en s'imposant sur la première étape, Julian Alaphilippe n'a pas manqué de féliciter le vainqueur du jour: "Hier il était déçu de ne pas avoir gagné et est venu me voir pour me dire qu'il était content pour moi, raconte le Français sur France 2. Aujourd'hui c'est un peu la même chose. On se tire la bourre toute l'année mais on s'apprécie. Il le mérite, c'est un très beau porteur de maillot jaune."

https://twitter.com/apobouchery Apolline Bouchery Journaliste RMC Sport