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Guesdon, le dernier des baroudeurs

Le coureur de la FdJ est le dernier Français à avoir remporté le Paris-Roubaix en 1997

Le coureur de la FdJ est le dernier Français à avoir remporté le Paris-Roubaix en 1997 - -

Dernier vainqueur français du Paris-Roubaix, le coureur de la Française des Jeux analyse pour nous la course de dimanche.

Frédéric Guesdon, le baroudeur de la Française des Jeux, est un spécialiste du Paris-Roubaix qui aura lieu dimanche. A 38 ans, le dernier vainqueur français de l’épreuve en 1997 est impatient de s’attaquer à la Tranchée d’Arenberg ou de traverser le Carrefour de l’Arbre. Le Breton donne les clés de la réussite sur la Reine des classiques. « Sur cette course, l’expérience est toujours importante, souligne-t-il. L’endurance est également un facteur essentiel. »
De là à songer à un deuxième succès sur les pavés du Nord, il n’y a qu’un pas que le Breton refuse de franchir. « Pour gagner, il faut que je sois à 100% et que mes adversaires ne soient pas à leur meilleur niveau. Il faut aussi qu’ils connaissent un peu de malchance, même si je ne souhaite de malheur à personne... Après, il faut compter sur les circonstances de course. A la pédale, on a toujours plus fort que soi. En fait, dans ce sport, le sens tactique et la stratégie ont encore une large place. C’est ce qui me motive encore... »

« L’expérience et l’endurance seront importantes »

Frédéric Guesdon ne se fait guère d’illusions lorsqu’il évoque ses deux rivaux les plus redoutables : Fabian Cancellara (Saxo Bank) et surtout Tom Boonen (Quick Step), qui a remporté les deux dernières éditions. « Avec des gars comme ça qui arrivent à maturité, la concurrence est très rude, reconnaît-il. Boonen a encore de belles années devant lui. C’est vraiment le coureur type de ce genre de course. S’il égale cette année le record de Roger de Vlaemynck (4 succès), ça ne serait pas une surprise. »
Seule certitude, les Français vont avoir du mal, une fois de plus à exister sur un parcours aussi sélectif. « Les Français ne sont pas les seuls dans ce cas, plaide le coureur de la FdJ. On ne voit pas d’Espagnols. On n’a pas vu d’Italiens depuis un moment. Les Français, eux, arrivent petit à petit. Au Tour des Flandres, on est quand même quatre dans les dix-huit premiers. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. » En tout cas, ça donne des jambes à notre patriarche du peloton…