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Paris-Roubaix : Boonen-Cancellara, un duel pour l’histoire

Tom Boonen

Tom Boonen - -

La 112e édition de Paris-Roubaix, ce dimanche, devrait encore donner lieu à un duel entre Tom Boonen et Fabian Cancellara. D’autant plus que les deux hommes courent après un succès qui les ferait entrer dans l’histoire de leur sport.

Rares sont les éditions de Paris-Roubaix à ne pas entrer dans l’histoire du cyclisme. Ce cru 2014 a, lui, toutes les chances de se faire une place au Panthéon de son sport. Car ce dimanche, sur les pavés du Nord, Tom Boonen et Fabian Cancellara ont l’occasion de voir leur nom inscrit à jamais dans les livres d’histoire. En cas de succès, le Belge deviendrait le premier coureur à s’imposer cinq fois sur le Vélodrome de Roubaix. Le Suisse, lui, peut rejoindre Boonen et Roger De Vlaeminck avec quatre victoires au palmarès. Bref, un ingrédient de plus pour pimenter le duel que les deux hommes se livrent depuis une petite dizaine d’années sur l’« Enfer du Nord ».

Mais pour deux coureurs au palmarès long comme un Paris-Roubaix sous la pluie, cette possibilité d’entrer dans la légende ne change pas grand-chose à leur approche de la course. « Je vais rentrer dans la course sans stress, assure Cancellara, vainqueur en 2006, 2010 et 2013. Gagner le Tour des Flandres dimanche, c’était déjà magnifique, et toutes les choses qui viennent maintenant ne sont que du bonus. Je peux être relax, c’est une bonne chose. Même si derrière cette chose, il y a l’histoire ». « Je prendrai le départ sans trop de pression, martèle également Boonen. C’est mon douzième Paris-Roubaix cette année, j’en ai déjà gagnés quatre (2005, 2008, 2009 et 2012), ce n’est pas mal. Avec les circonstances du passé, je suis déjà content d’être ici avec cette condition. »

Cancellara : « Les autres n'ont encore rien gagné »

Mais nouveauté cette année, le rapport de forces a changé. Vainqueur l’an passé et auteur d’une démonstration la semaine dernière sur le Tour des Flandres, Cancellara (Trek Factory Racing) partira clairement avec l’étiquette de favori. Voire d’homme contre lequel toutes les équipes concurrentes pourraient se liguer. « Cette année, je pense que si les gens courent seulement contre moi, ce n’est pas bien, tempère le Suisse. Le Tour des Flandres a montré que la course est ouverte pour tout le monde. On y fait notre course, les autres doivent faire la leur. Mais malgré tout, les autres n’ont encore rien gagné. Pour nous c’est bon et pour moi c’est encore mieux. J’ai beaucoup de chances de gagner à Roubaix. Je vais jouer ma carte à fond. »

Moins fringuant la semaine dernière sur le « Ronde » (7e), Boonen (Omega Pharma – Quick Step) doit aussi faire face à de graves soucis personnels (sa femme a perdu l’enfant que le couple attendait). Ses coéquipiers Zdenek Stybar et Niki Terpstra ayant aussi leurs chances de s’imposer à Roubaix, le Belge pourrait donc être libéré d’un poids et courir avec une pression moindre. Mais le Belge ne compte pas vraiment dessus : « Le statut au départ de la course ne va pas changer beaucoup pour moi. Ce ne sera pas possible de prendre un peu de libertés. Pour gagner, j’ai besoin d’être très fort, c’est comme ça. Je prends le départ pour encore gagner la course. » La suite appartiendra peut-être l’histoire.

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AA avec GQ