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OM-PSG : le quadruplé parisien en questions

Finalement facile vainqueur de Marseille (4-2) en finale de la Coupe de France ce dimanche, le PSG s’est appuyé sur Blaise Matuidi et Zlatan Ibrahimovic notamment, pour doucher les espoirs marseillais de sauver une saison médiocre. Et soulever la 10e Coupe de France de son histoire.

Les Marseillais auraient-ils pu le faire ?

Si l’on regarde seulement le score du match, la réponse est assez évidente. Pourtant, la première mi-temps avait été très bonne côté marseillais, hormis l’ouverture du score de Blaise Matuidi, concédée dès la deuxième minute de jeu (but le plus rapide en finale de CDF depuis 1959, ndlr), ainsi que la faute de main commise par Florian Thauvin dans la surface parisienne (34e). C’est même l’OM qui avait lancé les hostilités sur cette superbe frappe d’Abdelaziz Barrada des 25 mètres dès les premières secondes de jeu, qui finira sa course à quelques millimètres du poteau de Salvatore Sirigu, visiblement battu. L’égalisation de Florian Thauvin (12e) a ensuite laissé plané le doute jusqu’au retour aux vestiaires. Malheureusement pour les Olympiens, le PSG a passé la seconde dès la reprise, en obtenant un penalty sur cette faute grossière de N’Koulou, très en retard par rapport à Matuidi, toujours lui, dès la 46e. Zlatan Ibrahimovic inscrit alors son 6e but en Coupe de France cette saison, avant qu’Edinson Cavani ne participe également à la fête (57e), et que le Suédois s’offre un doublé (82e). L’OM ne reverra pas le jour.

Comment le milieu de terrain parisien s’est comporté sans Pastore et avec Stambouli ?

Alors que Javier Pastore a dû déclarer forfait à la dernière minute, le duo Stambouli-Rabiot était très attendu au milieu de terrain, en l’absence également de Motta et Verratti. Très en retrait en première période, où seul Blaise Matuidi a brillé avec un but précoce (2e) avant de provoquer un penalty dès le début de la seconde période, le tandem tricolore s’est plutôt bien débrouillé après le deuxième but parisien (2-1, 47e). Adrien Rabiot a même été très utile à la récupération, comme sur cette pression mise sur Isla à la 57e, avant que Di Maria ne lance Edinson Cavani pour le troisième but parisien. Le réserviste de l’équipe de France pour l’Euro a prouvé encore une fois que dans les matchs importants, il était bien présent, comme en huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions face à Chelsea. Il est donc un candidat crédible, si d’aventure un milieu tricolore venait à se blesser d’ici le 31 mai prochain, date de dépôt de la liste définitive des 23 auprès de l’UEFA pour Didier Deschamps. Stambouli, plus discret, a, lui, cédé sa place à David Luiz à la 75e.

Passi a-t-il tenu sa promesse ?

Franck Passi, l’entraîneur marseillais par intérim, avait annoncé en conférence de presse avant le match que lui et ses joueurs ne se coucheraient pas face au PSG : "On ne va pas tous se mettre derrière et attendre que le PSG nous mange. On sera comme des guerriers, c’est obligé", avait-il déclaré. Le coach olympien avait même promis que l’OM allait "jouer" et qu’il ne "mettrait pas un autobus devant les buts." Force est de constater qu’il a bien tenu sa promesse, puisque Marseille en a pris quatre dans la musette, alors même que les coéquipiers de Florian Thauvin, auteur de l’égalisation, semblaient maîtriser les débats en première mi-temps.

Zlatan Ibrahimovic a-t-il réussi sa der’ ?

Il est avec Blaise Matuidi, l’homme de cette finale de Coupe de France, le grand artisan de la dixième victoire parisienne dans l’histoire de la compétition, un record, avec un doublé pour sa der’ avec le PSG. Comme souvent dans sa carrière dans le club de la capitale, Zlatan Ibrahimovic n’a pas été brillant pendant 89 minutes, mais au final, il s’est montré ultra décisif. Ses 6e et 7e buts en Coupe de France cette saison, un sur penalty (47e) et l’autre en prenant le large sur la défense marseillaise (86e) lui font atteindre la barre des 16 réalisations en 14 matchs dans cette épreuve. Le Suédois finit donc la saison 2015-2016, la meilleure de sa carrière, avec 50 buts toutes compétitions confondues avec Paris, portant à 156 son total en carrière avec le club francilien. On lui reprochera toujours de ne pas avoir offert à Paris un titre en Ligue des Champions, mais gageons que la Ligue 1 sera bien orpheline de lui en août prochain. A l’image de son caractère et de ses saillies, un joueur hors normes.

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Damien Chédeville