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Angleterre-Iran: les joueurs iraniens n'ont pas chanté l'hymne instauré par les mollahs

Avant le coup d'envoi de la rencontre face à l'Angleterre, les joueurs iraniens n'ont pas chanté l'hymne au Khalifa Stadium. Beaucoup de supporters iraniens se font aussi entendre pendant le match pour soutenir la population iranienne face à la répression menée par la République islamique.

Le premier match de l'Iran lors de la Coupe du monde 2022 est symbolique pour la population. Alors que le pays est en proie à de nombreuses manifestations contre le régim en place, beaucoup de supporters iraniens ont prévu de se faire entendre pendant le match face à l'Angleterre pour soutenir la population iranienne face à la répression menée par la république islamique.

Avant le coup d'envoi de la rencontre, les joueurs iraniens n'ont pas chanté l'hymne au Khalifa Stadium. Lors de la diffusion du Sorud-e Melli-ye Djomhuri-ye Eslami-ye Irân, le public n'a pas hésité à siffler l'hymne mis en place en 1990 pour le pouvoir des Mollahs. Les sifflets ont ensuite laissé place aux acclamations des fans pour le geste des joueurs.

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D'autres actions au cours du match

Après les hymnes, les supporters iraniens ont crié cinq fois "Women Life Freedom". A la 22e minute, ils ont aussi crié le nom de Mahsa Amini, l’Iranienne tuée trois jours après avoir été arrêtée par la police pour le port de vêtements inappropriés. Ils avaient également prévu de chanter l’hymne historique de l’Iran et non l’hymne officiel de la République islamique.

Beaucoup de supporters ont caché les armoiries de la République islamique sur le drapeau et sur le logo du maillot de l’équipe. Une fan s’est faite confisquer un drapeau sur lequel ces armoiries étaient remplacés par des symboles historiques de l’Iran.

La situation est toujours aussi tendue dans le pays de 85 millions d'habitants. Dans les grands centres urbains et sur les campus universitaires, les manifestants tiennent bon malgré la violence de la répression, qui aurait fait plus de 300 morts selon un récent bilan.

AS, avec Aurélien Tiercin et Martin Bourdin