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Coupe du monde 2022: une association LGBT dénonce une opération de "pink washing" après le discours lunaire d'Infantino

Ce samedi, Gianni Infantino a livré un discours étonnant à la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde au Qatar. Le président de la Fifa a affirmé se sentir "arabe", "gay", "travailleur migrant" en critiquant les "leçons de morale" des détracteurs. Des propos qui ne passent pas pour une association LGBT.

Ce samedi, Gianni Infantino a beaucoup fait parler en conférence de presse. À la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde au Qatar, le président de la Fifa a livré un long monologue dans lequel il affirme se sentir "arabe", "gay", "travailleur migrant", en critiquant vivement les "leçons de morale" des détracteurs du Qatar, qui relèvent selon lui de "l'hypocrisie".

"Aujourd'hui, je me sens qatari, aujourd'hui je me sens arabe, aujourd'hui je me sens africain, aujourd'hui je me sens gay, aujourd'hui je me sens handicapé, aujourd'hui je me sens travailleur migrant", a-t-il récité dans cette anaphore introductive, avant de rappeler son histoire personnelle. "Je sais ce que cela veut dire d'être discriminé, d'être harcelé, en tant qu'étranger. Enfant, j'étais discriminé (en Suisse) parce que j'étais roux et j'avais des taches de rousseur, j'étais Italien, je parlais mal l'allemand."

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Incompréhension du côté de la communauté LGBT

Cette communication lunaire de Gianni Infantino n'a pas plu à Eric Arassus, le président de la Fédération sportive LGBT+. "C'est du 'pink washing', une très mauvaise opération de communication, a-t-il dénoncé sur franceinfo ce samedi. Ce n'est pas le jour J que le président de la FIFA doit changer d'opinion" sur le pays organisateur. Ce dernier assure que le choix du Qatar aurait dû être "réfléchi" et "anticipé" bien avant, car "ce pays réprime et torture des homosexuels".

Sur les droits des LGBTQ+, le président de la Fifa a assuré que les autorités qataries lui avaient donné la garantie que "tout le monde" était "le bienvenu" pendant la Coupe du monde. "Si quelqu'un dit l'inverse, ce n'est pas l'opinion du pays, et ce n'est pas l'opinion de la Fifa", a-t-il clamé.

AS