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Parker met en garde sur une Coupe du monde tous les deux ans en citant l'exemple du basket

Tony Parker, ancien meneur de l’équipe de France de basket actuellement président de l’Asvel, se montre très sceptique sur la mise en place d’une coupe du monde de football tous les deux ans. Il illustre le changement de direction du basket.

Tony Parker avait troqué le maillot de basket pour celui de foot, mercredi lors du match des héros. L’ancien meneur de l’équipe de France a joué dans l’équipe de l’Unicef qui était opposée aux anciennes légendes de l’OM, dans une rencontre caritative dont les bénéfices ont été reversés à l’Unicef et la fondation de Didier Drogba.

A l’issue du match, ‘TP’ a enfilé un autre costume, celui de dirigeant. Le président de l’Asvel, qui lorgne la succession de Jean-Michel Aulas à Lyon, a affiché son scepticisme sur le projet de programmer une coupe du monde tous les deux ans dans le football. Il cite l’exemple du basket qui a modifié son calendrier international en 2017 pour passer la périodicité de l’Euro de deux à quatre ans (le prochain aura lieu en 2023). Afin d'éviter un embouteillage du calendrier et une lassitude des stars.

"J’ai dû mal à croire qu’on arrive à mettre ça en place"

"C’est chaud quand même, a-t-il confié au sujet d’un Mondial biennal. En tant que sportif, je me dis qu’enchainer tous les ans une grosse compétition, ça va être dur. Nous, dans le basket, on faisait une grosse compétition tous les ans mais avec le temps, les joueurs NBA ne venaient plus. On faisait un Euro, un championnat du monde, les Jeux olympiques… A force, les joueurs NBA ne venaient plus et se concentraient seulement sur les JO. Le basket a décidé de changer."

"Sur un cycle de quatre ans, tu as un championnat d’Europe, repos et une coupe du monde qui te qualifie pour les JO, détaille le quadruple champion NBA. Ça force tous les meilleurs joueurs à venir au moins deux ans sur un cycle de quatre ans. Quand je vois ce que j’ai couru ce soir (rires), je me dis que c’est dur d’enchaîner les matchs et les grosses compétitions tous les étés. Je sais que les gens veulent plus de gros matchs mais j’ai dû mal à croire qu’on arrive à mettre ça en place. Pour les présidents de clubs, ce n’est pas facile de laisser les joueurs tous les étés et de vouloir les récupérer frais pendant l’année."

NC