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Eliminatoires Mondial 2022: la France démarre par un couac contre l'Ukraine

Pour les Bleus, les qualifications à la Coupe du monde 2022 démarrent par un nul décevant (1-1) ce mercredi face à l'Ukraine, au Stade de France. Ils devront sérieusement élever leur niveau dès dimanche au Kazakhstan.

C’est un premier accroc sur la route du Qatar. Plutôt séduisants en première période, beaucoup moins en seconde, les Bleus ont été accrochés par l’Ukraine (1-1) ce mercredi au Stade de France pour le début des qualifications au Mondial 2022. Pas franchement l'idéal à quelques mois de l’Euro. Pas de quoi non plus se mettre en confiance avant leurs déplacements au Kazakhstan (dimanche) et en Bosnie-Herzégovine (mercredi prochain).

Champions du monde en titre, les Bleus savent que seule la première place de leur groupe offrira un aller direct pour Doha. Une poule de cinq a priori très accessible, mais il était nécessaire de bien démarrer face à l’adversaire a priori le mieux armé et le plus à même de poser des problèmes aux camarades d’Hugo Lloris.

Le 7 octobre dernier, les Ukrainiens avaient certes encaissé un cinglant 7-1 à Saint-Denis. Mais il avait fallu que leur sélectionneur Andriy Shevchenko bricole un onze avec les rares éléments non positifs au coronavirus à sa disposition. Cette fois, la "Zbirna" dirigée par l’ancien Ballon d’or savait qu'elle pouvait proposer un visage plus conquérant.

Pour la maîtriser, Deschamps avait opté pour un 4-4-2 offensif avec N’Golo Kanté et Adrien Rabiot à la récupération derrière un quatuor composé de Kingsley Coman, Kylian Mbappé, Antoine Griezmann et Olivier Giroud. L’attaquant des Blues a été le premier à se mettre en évidence avec une tentative déviée in extremis à la réception d’un centre de Lucas Hernandez (11e). Une première alerte pour des Ukrainiens repliés dans leur camp, quasi-inoffensifs au cours des 45 premières minutes, et impuissants devant le talent d’Antoine Griezmann.

Mbappé décevant, Kimpembe malheureux

Après avoir dominé Oleksandr Zinchenko au duel, le chef d’orchestre des Bleus s'est appliqué pour nettoyer la lucarne opposée d’une merveille de frappe enroulée du pied gauche (19e). Un petit bijou. Son 34e but en 87 sélections, qui le place au même niveau que David Trezeguet en tant que quatrième meilleur buteur dans l’histoire de l’équipe de France. La confirmation, aussi, de son importance dans le onze de Deschamps. Benjamin Pavard semblait toutefois hors-jeu sur cette action, mais comme il n'y a pas de VAR dans ces éliminatoires...

Tout en contrôle, les Bleus auraient dû profiter de leur domination pour plier ce match. Et ainsi éviter, au hasard, de se faire reprendre bêtement en seconde période. Comme sur un but contre son camp, par exemple. Beaucoup trop passif, à l’image de sa prestation globale pour le moins décevante, Kylian Mbappé s’est fait devancer sur un ballon aérien par Oleksandr Karavayev, qui a pu servir Serhiy Sydorchuk, dont le tir a été contré par Presnel Kimpembe, jusqu’alors irréprochable.

Pris à contrepied, Hugo Lloris n’a pu que constater les dégâts et aller chercher le ballon au fond de ses filets (57e). Le mur de la 24e nation au classement Fifa s’est alors refermé. Pour ne plus rien laisser passer. Pour éteindre encore un peu plus Mbappé, pour ne pas relancer des Bleus qui se sont endormis, et pour relever la tête après le 7-1 du mois d'octobre. Deschamps a bien tenté de secouer son équipe en lançant tour à tour Paul Pogba, Ousmane Dembélé et Anthony Martial. Sans succès. Il a manqué autant de vitesse dans les transmissions que de justesse dans le dernier geste.

"On aurait dû se mettre à l’abri en première mi-temps, on a eu les occasions, c’était plus difficile en seconde période. Il y avait certainement moins de jus, le but qu’on prend est évitable. On a poussé jusqu’au bout. On est évidemment déçus, l’idéal aurait été de gagner, ça prouve que l’Ukraine est une bonne nation. C’est un long parcours. On peut faire mieux. J’avais décidé d’avoir une équipe portée vers l’offensive mais ce n’est pas forcément le match où on s’est procurés le plus d’occasions. Il fallait plus de justesse et de mouvement", a constaté Deschamps au micro de TF1.

Il faudra montrer beaucoup plus dès dimanche du côté d'Astana pour ne pas se compliquer la tâche dès le début de ces qualifications. A noter que dans l'autre rencontre du groupe D, le duel entre la Finlande et la Bosnie s'est aussi conclu sur un nul (2-2).

https://twitter.com/rodolpheryo Rodolphe Ryo Journaliste RMC Sport