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Equipe de France: Deschamps s'explique sur le "totem d'immunité"

Auréolés de leur titre de champions du monde en Russie en juillet dernier, les Bleus continuent de surfer sur leur sacre, à l’image des derniers rassemblements tricolores. Une tendance que Didier Deschamps a pris le temps d’expliquer lors d’un entretien accordé à Ici c’est Willy et Breaking Sport sur RMC Sport.

Conservateur Didier Deschamps ? Une étiquette qui colle à la peau du sélectionneur de l’équipe de France depuis sa prise de fonctions sur le banc des Bleus. Mais qu’il défend farouchement. Oui, l’ancien entraîneur de l’OM apporte du sang neuf au groupe France. Mais à sa dose et dans un certain timing, en respectant une logique de groupe. "Certains m’ont taxé de ça entre l’Euro et la Coupe du monde. Il y a eu 13 nouveaux joueurs entre l’Euro 2016 et les 23 de la Coupe du monde. Il n’y a pas d’état de grâce. C’est un renouvellement perpétuel" a assuré Deschamps durant un entretien accordé à RMC Sport et diffusé dans les émissions Ici c’est Willy et Breaking Sport. "Ça veut dire quoi un totem? Je ne vois pas ça comme ça" a insisté le sélectionneur.

"Ma responsabilité, c'est de me demander si quelqu'un peut faire mieux"

Il n’empêche. Depuis le titre mondial acquis en Russie l’été dernier, les 23 champions du monde ont été systématiquement reconduits. Et si certains nouveaux ont réussi à pointer le bout de leur nez (Lecomte, Ferland Mendy, Ndombele, Pléa), c’est au profit de quelques défections. "Ce n’est pas un boulet pour les joueurs qui sont champions du monde. A partir du moment où ils ont ça, ils ont un crédit évidemment. Ma responsabilité, c’est d’estimer si quelqu’un peut faire mieux. Si c’est prendre quelqu’un et changer pour changer, ça n’a pas de sens. Mais il y aura un renouvellement et il y en a eu", a martelé Deschamps.

"Je ne suis pas là pour faire des nouveautés"

"Je ne suis là pour faire des nouveautés, a insisté le sélectionneur. Ce qui n’a pas empêché trois joueurs, Ferland Mendy, Tanguy Ndombélé, Alassane Pléa de connaitre leurs premières sélections et pour deux d’entre eux, de connaitre leurs premières titularisations. Il y a eu des retours aussi. Mais ce sont des joueurs qui n’étaient pas dans les 23 mais dans les 35. Et s’ils sont bons avec leurs clubs, et s’ils sont au niveau, s’il y en a d’autres qui peuvent être meilleurs, je choisirais en conséquence. Sur le 1er rassemblement, c’est vrai, je l’avoue, c’était spécifique. C’était le match de rentrée. Il y avait le match en Allemagne. J’ai mis deux fois la même équipe, parce qu’après, au-delà de la célébration, il y avait le retour au stade de France, le contact avec le public, face aux Pays-Bas." Rendez-vous en mars prochain, en amont des éliminatoires de l’Euro face à la Moldavie et à l’Islande, pour voir si le crédit des champions du monde est toujours aussi intact aux yeux de leur guide.

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