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Equipe de France féminine: "Diacre a beaucoup changé", assure Valérie Gauvin

L’équipe de France féminine fait sa rentrée avec le début des éliminatoires pour la prochaine Coupe du monde en Australie. Dans une interview à l’AFP, l’attaquante évoque sa relation avec la sélectionneure Corinne Diacre, très critiquée.

L’avenir de Corinne Diacre à la tête des Bleues est un feuilleton qui perturbe la progression de l'équipe de France. Si avec certaines joueuses, notamment de l’OL, le courant ne passe pas, ce n'est pas le cas pour l’attaquante d’Everton Valérie Gauvin, qui est ravie de sa relation avec Corinne Diacre.

"Notre relation est très bonne, ça se passe bien. Il y a des discussions quand il faut en avoir. Sur des questions tactiques ou autre, on peut échanger s'il y a des choses incomprises. Elle nous donne des réponses pour trouver des solutions sur le terrain. Et je donne le maximum pour essayer de répondre le mieux possible à ses attentes", confie l’attaquante des Toffees dans une interview accordée à l’AFP.

La sélectionneure est souvent tancée concernant la distance qu’elle instaure avec son groupe. Pour Valérie Gauvin, il n’en est rien. Elle estime que Corinne Diacre a fait beaucoup d’efforts et que la discussion est désormais ouverte: "Chaque personne est différente, on ne réagit pas de la même manière. Je ne connais pas les relations particulières avec chaque joueuse, il y a eu beaucoup de changements aussi depuis le début. Aujourd'hui il y a plus de facilités à discuter, elle est complètement ouverte à la discussion", ajoute-elle.

Gauvin n’a plus marqué depuis un an

L’ancienne buteuse de Montpellier n’a plus marqué avec les Bleues depuis octobre 2020 et une victoire 11-0 contre la Macédoine. "Durant ce stage, j'espère pouvoir apporter le meilleur à l'équipe et pouvoir marquer, ce serait le top pour moi et pour l'équipe", réagit Valérie Gauvin.

Son style de jeu est également comparé celui d'Olivier Giroud, champion du monde 2018 avec l’équipe masculine. "Je donne toujours le maximum, notamment dans le travail défensif car les attaquants sont la première ligne de défense. Je fais du pressing pour que l'adversaire fasse du jeu long, mette le ballon en touche ou qu'on le récupère derrière. Les gens ne regardent pas forcément cela, on aime bien le jeu technique, alors que là, ce sont des jeux de l'ombre. C'est un travail difficile mais on doit le faire pour l'équipe", dit-elle.

L’équipe de France féminine affronte la Grèce vendredi puis la Slovénie le 21 septembre, lors des deux premières journées des éliminatoires pour la prochaine Coupe du Monde en Australie, avant de se plonger dans la préparation de l’Euro 2022 en Angleterre.

Aris Djennadi