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Equipe de France: "Il y en a qui trouvaient ça injuste"... Comment Deschamps a géré l'affaire Rabiot

Invité exceptionnel de "Ici c’est Willy" vendredi sur RMC, le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps est longuement revenu sur le choix d’Adrien Rabiot de ne pas figurer parmi les suppléants avant la Coupe du monde.

Dans une année 2018 de rêve, l’affaire Rabiot est le petit caillou qui venu s'inviter dans les chaussures de Didier Deschamps. Avant de devenir champion du monde en Russie, le sélectionneur de l’équipe de France a dû composer avec le refus du milieu de terrain du PSG de figurer parmi les suppléants.

"Avant qu’on soit en stage, il m’a fait parvenir un mail, a raconté le Basque vendredi dans l’émission "Ici c’est Willy" sur RMC et RMC Sport News. J’ai demandé confirmation à Philippe Brocherieux (responsable administratif des Bleus) pour savoir si c’était bien lui qui me l’avait envoyé. Suite à cela, je l’ai appelé 2-3 fois par téléphone. Je lui ai envoyé un SMS pour pouvoir échanger avec lui. Il n’a pas souhaité le faire. J’avais déjà décidé. Il s’excluait du groupe suppléants… Je ne vais entrer dans le détail du mail mais en étant suppléant, tu es obligé, vis-à-vis de la Fifa, de remplir certains critères de localisation par rapport à un éventuel contrôle. La vie continue. Ce n’est pas une chose agréable. Ça peut être surprenant mais c’est surtout gênant et embêtant pour lui."

"C'est une grosse erreur"

Didier Deschamps lui pardonnera-t-il un jour alors que le président de la FFF Noël Le Graët, a prévu de rencontrer le joueur prochainement ? "Ce n’est pas une question de "pardon", mais une question de compétitivité et de concurrence, assure le sélectionneur. J’ai pris d’autres joueurs qui ont fait ce qu’il fallait faire. Et entre temps, j’en ai appelés d’autres qui ont répondu aussi à mes attentes. Sa situation actuelle sera-t-elle la même dans deux mois au PSG ? Ce n’est pas la même qu’il y a trois mois. Ce n’est pas une question de pardonner ou de punir, mais une question de concurrence. Et il y en a beaucoup, surtout à ce poste-là. Ce n’est pas pour en faire un cas particulier même si c’est une grosse erreur. Il n’aurait pas dû faire ça. Pour lui et vis-à-vis de ses partenaires et des autres joueurs. Il est jeune, j’espère que cela lui servira de leçon."

"Il y en a qui étaient plus déçus que lui"

Si la porte des Bleu reste donc fermée pour l'instant, comment ses partenaires ont-ils vécu cet épisode ? "On a tous été joueurs de foot, rappelle DD. Tu ne vas pas dire : "Lui mais qu'est-ce qu'il fait ? Il fait n’importe quoi !" Tu ne peux pas l’exprimer. Il y en a qui étaient autant, si ce n’est plus déçus que lui, qui trouvaient ça injuste. Je suis apte à comprendre ça. Je fais en sorte de me mettre à leur place même si je ne suis pas à leur place. C’est un sentiment humain qui est acceptable. Sélectionner c’est éliminer. Le cas, pour moi, c’est mon groupe."

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La rédaction avec Ici c'est Willy