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Jamel Sandjak : "Benzema rappelle un contexte politique qui existe et qui pèse"

Benzema

Benzema - AFP

Après les propos polémique de Karim Benzema dans Marca, Jamel Sandjak était l’invité de Luis Attaque sur RMC. Le président de la Ligue Ile-de-France de football défend l’attaquant, mais regrette le timing de cette sortie.

La sortie de Benzema

« A quelques jours de l’Euro, il me semble qu’il est malvenu de faire une intervention comme celle-là. Ce qui m’intéresse, ce sont les motivations qui l’ont poussé à dire cela. Je suis convaincu que les gens qui sont intervenus tout au long de la journée n’ont même pas lu l’article en entier (dans Marca, ndlr). Il y a 90% de choses positives dans cet article. Et il y a un petit paragraphe dans lequel il rappelle que Deschamps n’est pas raciste. Il ne remet pas en cause la philosophie de la Fédération par rapport à ça. »

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Le contexte actuel

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« Benzema rappelle simplement un contexte politique qui existe et qui pèse sur certaines communautés. C’est une réalité. Ceci étant, je pense qu’il aurait dû attendre après l’Euro pour dire ce qu’il a à dire, et notamment dans ce domaine-là. Ce sont des terrains extrêmement glissants, surtout à dix jours du début d’une compétition où il n’aura personne avec lui car les gens sont concentrés sur l’événement. Pour revenir à Karim, je m’appelle Jamel donc on peut faire un amalgame assez simple. Je suis dirigeant d’une ligue importante et un jour, je parlerai de ce que nous vivons au quotidien. Mais pas dans ce contexte-là, car on est inaudibles. »

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Le désamour de certains pour l’équipe de France

« Une partie des jeunes n’adhère pas à l’équipe de France pour plein de raisons. A un moment donné, il faut leur donner des symboles. La symbolique en France, c’est extrêmement important. Aujourd’hui, l’image qu’ils reçoivent, à tort ou à raison, ils la perçoivent d’une manière négative. Certains disent qu’il y a Rami en équipe de France. Mais Rami, ils ont été le chercher après. C’est tout ce discours entretenu face à des jeunes paupérisés et en difficultés. Et au final, quand il y a un grand événement, on leur dit qu’il n’y a pas Ben Arfa, qu’il n’y a pas Nasri. Donc ils font un court raccourci. »

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Rédaction