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Fifa: pourquoi Platini y croit

Michel Platini

Michel Platini - AFP

Le cas de Michel Platini, contre lequel une radiation à vie du monde du football a été requise, sera examiné ce vendredi par la commission d’éthique de la Fifa. Si le président de l’UEFA ne sera pas présent à Zurich, c’est son avocat Me Thibaud d’Alès qui sera chargé de le défendre. Avec un double objectif.

Même s’il ne se rendra pas en personne à Zurich ce vendredi pour être entendu par la commission d’éthique de la Fifa, Michel Platini sera représenté par l’un de ses avocats, Me Thibaut d’Alès. Ce jeudi soir, l’entourage du Lorrain, contre lequel une radiation à vie de toutes activités liées au football a été requise pour un versement suspect de 1,8 million d’euros en 2011, se veut confiant à propos de cette audience. Selon ses proches, « elle n’a pas l’importance qu’on lui donne puisque le vrai jugement aura lieu au Tribunal arbitral du sport, la seule justice sportive indépendante ».

Les conseillers de Michel Platini semblent rassurés par la « bonne ambiance » qui a visiblement régné durant l’audition de Sepp Blatter ce jeudi. Très longue (près de 8 heures), celle-ci s’est déroulée dans un climat cordial et détendu. Même si la décision de Platini de ne pas se rendre à la Fifa a pour objectif de signifier « sa plus profonde indignation », comme l’expliquait un communiqué de presse mercredi, il faut noter que sa présence est un droit, mais en aucun cas un devoir. Son absence ne peut donc pas lui être reprochée.

Une nouvelle preuve de sa bonne foi ?

L’objectif de l’avocat de Michel Platini sera double ce vendredi. D’abord prouver l’innocence de son client. Et pour ce faire, il pourrait, selon nos informations, s’appuyer sur une nouvelle preuve dénichée ces derniers jours. Le deuxième objectif sera de montrer que l’instruction a été « précipitée et à charge ». Sur ce point, Me Thibaut d’Alès pourrait réclamer au juge allemand Hans-Joachim Eckert (qui préside la chambre de jugement de la commission d’éthique) de demander un approfondissement du dossier, ainsi qu’une poursuite des investigations et des auditions.

Dans ce cas, Michel Platini retrouverait sa « liberté sportive » dès le 5 janvier, à l’issue de la suspension provisoire de 90 jours dont il fait l’objet. Les proches du Français expliquent que « l’homme est touché » et que « le simple fait d’entendre parler de corruption à son sujet lui est insupportable ». « Il veut être blanchi et il le sera. C’est sa priorité, au-delà de la présidence de la Fifa, même s’il est toujours candidat », nous confie un intime du président de l’UEFA. La commission d’éthique a toujours prévu de rendre son jugement sur le fond de l’affaire « lundi ou mardi prochain ».

Antoine Arlot