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Real Madrid : Le "rat" de Mourinho enfin démasqué

José Mourinho

José Mourinho - AFP

Dans son nouveau livre, Jerzy Dudek, ancienne doublure d’Iker Casillas au Real Madrid, a révélé l’identité du « rat » derrière lequel José Mourinho courrait lors de son passage sur le banc madrilène. Le Portugais avait notamment laissé exploser sa colère après un Clasico en pointant du doigt Esteban Granero.

Après la taupe (toujours introuvable) de Patrice Evra, José Mourinho s’est lui aussi lancé dans la recherche « d’un rat » lors de son passage au Real Madrid (2010-2013). Le 16 avril 2011, après un match nul décroché face au FC Barcelone (1-1) après avoir joué à 10 pendant presque toute la deuxième mi-temps, le technicien portugais était entré dans une colère noire contre son vestiaire accusé d’avoir laissé fuiter la composition du jour. Si pour les fans du Real Madrid, le principal visé était Iker Casillas ou même l’ensemble du collectif, Jerzy Dudek, gardien polonais (deux apparitions entre 2007 et 2011), a révélé dans un livre que le gardien du Real n’était pas la cible du « Mou ». 

Il avait déclaré : ‘’Je vois que vos relations avec les médias sont assez bonnes. Je sais que nous devons vivre avec eux mais je ne pensais que vous le feriez si bien. J’ai entendu chez eux que vous ne vouliez plus des réunions avant les matches, que nous travaillons de la mauvaise manière et que les entraînements tactiques ne sont pas assez bons. J’ai allumé TV4 avant le match et qu’est-ce que je vois ? Que le journaleux est en train de divulguer notre composition d’équipe. Comment pourrions-nous les surprendre si l’un de vous est un rat ? Oui, oui un rat ! Quelqu’un a balancé l’info sur notre onze de départ avant le match. Ils connaissent tout sur nous.’’ »

« Je suis malade et fatigué de vous »

Déjà hors de lui, Mourinho passe à la vitesse supérieure. « Personne ne disait rien mais le Mou a commencé à crier de nouveau : ‘’Je vais toujours devant vous en première ligne. Je contrôle tout ce qui se passe. Comme un général, je vais au feu pour vous, image-t-il. Nous étions en train de les attaquer quand quelqu’un m’a poignardé dans le dos. L’un d’entre vous me plante un couteau dans le dos avant un match aussi important ?’’. Il avait les larmes aux yeux, je ne l’avais jamais vu dans un état aussi émotif et il continuait à crier : ‘’Où est le rat ? Qui c’est ? Qui cela pourrait-il être ? Peut-être toi.’’ Il a pointé du doigt Esteban Granero qui était né à Madrid avant d’expliquer : ‘’ça doit être quelqu’un qui joue ici depuis un long moment.’’ »

« Il a pointé trois ou quatre autres gars : ‘’Comment pouvez-vous détruire tout ce sur quoi nous avons travaillé toute la semaine ? Vous m’avez fait rater mais vous vous êtes ratés aussi. Votre famille et vos amis. Je vais trouver cette put… de source même si je ne sais pas si j’en ai besoin maintenant. Je suis malade et fatigué de vous.’’ »