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Bordeaux: les Girondins assommés après la défaite à Lorient

Malgré le stage de cohésion en Bretagne la semaine passée, Bordeaux s'est effondré sur la pelouse de Lorient, dimanche en Ligue 1 (4-1) lors de la 34e journée. Menacés par la relégation, les Girondins doivent préparer les prochains matchs dans une ambiance morose.

Un silence de mort dans le vestiaire, et des joueurs totalement abattus, apathiques. Lourdement battus à Lorient dimanche en Ligue 1 (4-1), alors que leur club est plongé dans l'incertitude, les Girondins ont pris un énorme coup de massue derrière la tête. Un de plus.

Malgré des résultats récents peu encourageants, malgré l'annonce du départ de l'actionnaire King Street, l'optimisme était pourtant de rigueur dans les rangs bordelais après le mini-stage à Ploemeur les jours précédant la rencontre.

Les joueurs s'étaient resserrés autour de leur projet de maintenir le club en L1. Plusieurs proches du club avaient vu lors de ce stage en Bretagne des signaux positifs avec un groupe qui a bien vécu ensemble lors des séances d'entraînement et des activités de cohésion. D'anciens joueurs comme Lilian Laslandes et Rio Mavuba, entraîneur-adjoint de la réserve, s'étaient même déplacés avec le groupe pour amener un élan d'enthousiasme. Blessé, le capitaine Laurent Koscielny était aussi du voyage. D'où l'incompréhension après la prestation de ce week-end...

Têtes basses à l'aéroport

Certains joueurs semblent avoir lâché mentalement, alors que pour les plus anciens il s'agit d'un des moments les plus douloureux de leur carrière bordelaise. Au retour à Bordeaux, où aucun supporter ne s'est déplacé pour "accueillir" l'équipe à l'aéroport, couvre-feu oblige, les joueurs, apparus têtes basses, et le directeur sportif Alain Roche ne se sont pas exprimés et ont directement regagné leur domicile.

En parallèle, l'entrée du Haillan a elle été taguée dans la soirée de dimanche. "Vous êtes des merdes", "Honte à vous", "Vous ne nous méritez pas", "Le FCGB c'est nous", pouvait-on lire parmi les messages hostiles.

L'acte était isolé, mais l'ambiance reste lourde. Et la semaine s'annonce très longue pour une equipe qui a desormais ciblé le match à Nantes (8 mai) comme une vraie finale pour espérer rester dans l'élite. Mais d'abord, il y a la réception de Rennes (dimanche, 13h) à préparer.

Nicolas Paolorsi