RMC Sport

Bordeaux met la pression sur les repreneurs potentiels et parle de redressement judiciaire

Dans un communiqué, les Girondins de Bordeaux ont indiqué qu'une procédure de redressement judiciaire était envisagée si aucune offre jugée plus solide financièrement ne parvenait sur la table avant mardi. Une façon de mettre la pression aux potentiels repreneurs.

La situation de Bordeaux reste toujours aussi floue. Ce vendredi, les dirigeants des Girondins ont mis la pression sur le duo de repreneurs Gérard Lopez et Pascal Rigo en disant envisager une procédure de redressement judiciaire s'ils ne présentent pas avant mardi une offre plus solide financièrement.

En lice pour prendre la succession du fonds d’investissement américain King Street. Gérard Lopez a annoncé ce jeudi la fusion de son projet de rachat des Girondins de Bordeaux avec celui de Pascal Rigo et de Stéphane Martin, ancien président du club (2017-2018). Mais l'ancien président du LOSC n'a pas rassuré le board bordelais.

"A l'issue des différents échanges de ce jour avec les candidats (Lopez et Rigo) ayant annoncé (jeudi) fusionner leur projet, aucun élément nouveau susceptible de rassurer le club quant à leur capacité de financement et l'évidence de leurs fonds n'a malheureusement été apporté", a indiqué la direction du club au scapulaire dans un communiqué.

Une procédure à double tranchant

Les dirigeants bordelais donnent trois jours au duo de repreneurs pour affiner son offre et apporter de nouvelles garanties financières "pour éviter la mise en oeuvre d'une telle procédure".

"Compte tenu des délais incompressibles inhérents à une procédure de redressement judiciaire et afin de permettre au nouveau repreneur de présenter ses comptes prévisionnels à la DNCG avant la reprise effective du Championnat, la déclaration de cessation des paiements devra être déposée au greffe du Tribunal de Commerce le mardi 22 juin au plus tard", préviennent les Girondins.

Cette procédure de redressement judiciaire reste à double tranchant. D'une part, selon l'article 103 bis du Règlement administratif de la Ligue de Football Professionnel, un club de Ligue 1 ou de Ligue 2 qui bénéficie d'un plan de sauvegarde ou d'un plan de cession homologué par le Tribunal antérieurement à la reprise effective du championnat 2021/2022, sera admis à participer au championnat dans la division dans laquelle il aura été sportivement qualifié (la Ligue 1 en l'occurrence). Mais d'autre part, c'est bien la DNCG, le gendarme financier de la LFP, qui aura le dernier mot et peut décider de la rétrogradation du club lors de son passage devant elle courant juillet.

En cas de relégation de Bordeaux en Ligue 2 voire en National 3, championnat où évolue son équipe réserve, c'est le club de Toulouse, battu lors du barrage de maintien-d'accession par Nantes, qui pourrait être promu sur tapis vert.

LD avec AFP