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Dijon-PSG, tops et flops: la défense parisienne dépassée, les Dijonnais entreprenants

Le PSG s'est incliné sur la pelouse de la lanterne rouge Dijon (2-1), en ouverture de la 12e journée de Ligue 1. Mbappé, sur un service de Di Maria, avait ouvert le score pour le leader du championnat. Mais Chouiar (45+5e) et Cadiz (47e) ont permis à la valeureuse équipe dijonnaise de retourner la situation.

LES TOPS

Dijon a été récompensé

Les buts de Mounir Chouiar (45+5e) et de Jhonder Cadiz (47e) sont logiques. L'équipe dijonnaise de Stéphane Jobard a été entreprenante, surtout au cours de la première période qu'elle a conclu avec environ 40% de possession. Avec des balles directes, elle a su se projeter rapidement devant, déstabiliser les défenseurs adverses sur presque toutes leurs actions simples, et se procurer plusieurs situations intéressantes.

Le déficit technique a logiquement limité les possibilités, mais cela a été compensé par la rigueur tactique et l'activité des deux buteurs et de Julio Tavares. En outre, si la défense a logiquement été bousculée par la qualité (et la vitesse) des attaquants parisiens, elle a su ne pas être ridicule et s'est employée dans la première heure de jeu à ne pas être trop basse.

La bonne entente Mbappé-Di Maria

Les deux leaders techniques de l'équipe parisienne (en l'absence de Neymar) se trouvent les yeux fermés. Angel Di Maria et Kylian Mbappé se sont régulièrement trouvés, sur dans le sens du premier vers le second. C'est d'ailleurs sur une petite ouverture pleine axe de l'Argentin que le Français a pu placer un petit lob sur Alfred Gomis pour ouvrir le score (19e). Leur relation a failli déboucher sur une égalisation du "Fideo" à la 62e minute de jeu.

LES FLOPS

Icardi fantomatique, puis inefficace

C'est tout le problème des renards des surfaces dans ce type de match. En pleine bourre pour ses premiers matchs avec le PSG, Mauro Icardi a réalisé sa pire prestation depuis son arrivée. L'Argentin, connu pour ne pas être d'une grande aide dans la circulation de la balle, était la plupart du temps porté disparu sur le pré. En première période, ses ballons touchés se comptaient sur les doigts des mains. Il était néanmoins constamment bien placé. Sa seconde période a été bien meilleure, mais il a raté une ribambelle d'occasions en plus d'être contrarié par la barre transversale (61e, 63e, 65e, 75e, 86e).

La défense parisienne à la rue

Après un mois d'août compliqué, le PSG avait retrouvé une grande sérénité en défense. Sur les dix derniers matchs, seulement trois buts avaient été encaissés pour huit "clean sheets". Mais à Dijon, tout a volé en éclats. Keylor Navas a les mains glissantes sur le premier but, puis voit le ballon passer entre ses jambes sur le second. Presnel Kimpembe était apathique au départ de l'action de l'égalisation, Marquinhos dépassé sur la deuxième punition. Dans le reste secteur défensif, Idrissa Gueye est également passé au travers. Sur les deux buts, ses interventions et son pressing sont manquées ou trop tendres. Plus globalement, Paris n'a jamais semblé en confiance sur toutes les prises de balles dijonnaises dans ses 25 mètres.

Le turn-over (forcé) de Tuchel montre encore ses limites

Confronté à de nombreuses blessures, certaines très ponctuelles (Silva, Verratti, Herrera), d'autres de longues durées (Meunier, Neymar, Kehrer), Thomas Tuchel a un peu bricolé pour composer son onze de départ. Soucieux de travailler son 4-3-3, l'entraîneur allemand a n'a manifestement pas souhaité jouer avec une charnière d'axiaux gauchers. Mais les performances d'Abdou Diallo sur le flanc gauche, de Juan Bernat au milieu de terrain et de Leandro Paredes en sentinelle n'ont pas été des plus convaincantes. L'ensemble du secteur défensif a ainsi semblé peu serein. Par ailleurs, le coaching du coach parisien n'a pas fait la différence. Autant de points négatifs qui avaient déjà été observés lors de la précédente déroute, contre le Stade de Reims à domicile (0-2).

Julien Absalon