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FIFA 16: Lyon peut-il faire le hold-up face au PSG ?

Sur le papier, on ne mise pas un kopeck sur un succès lyonnais. Et pourtant...

Sur le papier, on ne mise pas un kopeck sur un succès lyonnais. Et pourtant... - DR

C’est fort d’une victoire, certes inutile pour la suite de sa campagne européenne mais bonne pour la confiance à Valence que Lyon se présentera dimanche sur la pelouse du PSG (21h). Suffisant, avec un Alexandre Lacazette certainement forfait, pour espérer réaliser un coup au Parc ? Notre rédacteur Alix Dulac a simulé ce choc sur FIFA 16… et a peut-être donné quelques idées à Hubert Fournier.

On ne va pas se mentir. Avant la victoire lyonnaise à Valence, la question était, au moment de prendre ma manette et de simuler ce choc face au PSG, de savoir comment j’allais ne pas prendre une valise. Comment pouvait-il en être autrement ?

Une sacrée classe d'écart entre le PSG et l'Olympique Lyonnais
Une sacrée classe d'écart entre le PSG et l'Olympique Lyonnais © DR

J’allais me déplacer chez le leader incontesté de la Ligue 1, vainqueur du Shakhtar sans forcer alors que mes joueurs avaient cravaché et même, pour certains, laisser une cuisse sur le terrain de Valence. Et puis il y a les STATS : avec une moyenne de 79, l’OL n’est que la … 27e meilleure équipe du jeu, avec un niveau global aussi bon que celui de Villarreal, Schalke 04, la Fiorentina ou Valence. Dur.

Oui, oui, l'OL et la Fiorentina boxent dans la même catégorie
Oui, oui, l'OL et la Fiorentina boxent dans la même catégorie © DR

Quand Jean-Michel te met la pression…

Mais ça, c’était avant que les petits jeunes de l’OL ne sauvent momentanément ma tête sur le banc de l’OL. Et que mon président, toujours aussi habile dans l’art de la communication, ne me mette indirectement la pression, affirmant qu’il ne pensait pas mes joueurs « capables de refaire dans trois jours le même match » que celui de mercredi. Malin le JMA. Mais si je prends le bouillon au Parc, je ne donne pas cher de ma peau. Alors, pas le choix. Il faut tenter un coup au Parc et le réussir, tant qu’à faire. Même face à la 4e meilleure équipe du jeu. Même face à la bande à Zlatan, intenable en ce moment.

Une canne pour Lacazette, un zouk pour Beauvue

Alors que je m’imaginais partir sur une défense à cinq, je repense aux propos de mon capitaine, Maxime Gonalons, qui place au détour d’une question en zone mixte que le « 4-3-3 est peut-être plus adapté au match de Ligue des champions ». Ça tombe bien Max, c’est ce qui nous attend dimanche. Et quitte à perdre, autant le faire en regardant le plus possible le PSG dans le blanc des yeux.

Un 4-3-3 sans Mapou, c'est tout de suite plus "secure" non ?
Un 4-3-3 sans Mapou, c'est tout de suite plus "secure" non ? © DR

J’écarte Mapou d’entrée, place Bisevac aux côtés d’Umtiti. J’organise un milieu à deux pointes basses avec Ferri et Gonalons en sentinelle et Grenier en milieu relayeur. Je mets une tape amicale sur la fesse de Mathieu Valbuena, danse un petit Kassav pour motiver Claudio Beauvue à faire les efforts dans l’axe et prend entre quatre-z-yeux Alexandre Lacazette : même sur une jambe, tu vas jouer mon gars.

VALBUENAAAA !!!

Le match commence. Je joue bas, très bas. Pas le choix. Déjà beaucoup plus fort que moi, le PSG en mode Légende me confisque littéralement le ballon. Je le lui laisse volontiers et attend mon heure pour ressortir le ballon. Elle vient plus tôt que prévu : on joue seulement depuis dix minutes quand Mathieu Valbuena, après une belle ouverture de Rafael, se joue de Maxwell avant de déposer le ballon dans le filet opposé de Kevin Trapp. Magnifique !

Mais oui Anthony !

Le temps file. En tribunes, les gens s’ennuient ferme. Pas bête hein, je ne vais pas non plus faire le jeu au Parc. Déjà qu’on a eu un jour de récupération en moins… Mon 4-3-3 embête beaucoup les joueurs de Laurent Blanc. Zlatan ? Il attend la mi-temps pour se montrer. Mais le bout de sa chaussure manque de me faire très mal. Heureusement, Lopes veille.

Trop timide Blaise

Le jeu a repris. Paris m’accule dans ma moitié de terrain. Je n’arrive pas à ressortir le ballon et Alex, avec sa jambe de bois, peine à me soulager sur le côté. Les Parisiens jaillissent vite vers mon but mais heureusement pour moi, Blaise Matuidi écrase sa frappe.

Quand Umtiti la joue comme Marquinhos

On a dépassé l’heure de jeu et mon équipe souffre. Tandis que Lacazette traine la patte et demande la canne que je lui ai promise au staff médical, Zlatan rate sa tentative de frappe à l’entrée de la surface. Ou presque, puisque le ballon arrive jusqu’à Cavani qui arme…et voit Umtiti contrer in extremis son tir en corner.

C’est ça Henri !

Valbuena combine avec Gonalons. Mon capitaine perd le ballon mais obtient une faute d’escroc… à l’expérience. Derrière, « Petit Vélo » joue pour Bisevac, qui décale victorieusement Bedimo. Et pan ! 2-0. Le parc s’éteint. Et moi, je lève mon poing rageur en direction de JMA : « je ne quitterai pas mon banc, t’entends !!! »

Un vrai chat ce Lopes

On joue le temps additionnel de ce choc. Aurier grille la politesse à tout le monde et trouve la tête rageuse de Blaise Matuidi au premier poteau. Anthony Lopes s’envole bien et écarte ce dernier ballon chaud de son but. Le dernier, car derrière, l’arbitre siffle la fin du match. C’est… ga… gné ! Ah oui-oui-oui, oui-oui-oui. C’est ga… gné Jean-Mi ! Non, vous ne rêvez pas. Sous le coup de l’émotion, je finis ce match façon Julien Lepers.

Moralité… il faudra surtout limiter la casse

Surtout si Alexandre Lacazette déclare forfait pour dimanche. Pour tenter de minimiser son impact – tout en ayant quand même un peu de vitesse sur les côtés – je ne me suis pas vraiment appuyé sur lui. Mes deux buts sont deux exploits individuels, ce que l’OL devra certainement réaliser face au PSG pour espérer un coup. Avec un excellent Valbuena (7,5), un solide Gonalons (7,1), un bon Grenier (6,8) et une défense héroïque (Bedimo, 7,5, Bisevac, 8, Rafael, 7,4) articulé autour d’un Lopes de gala (9,4 !!!).

Un Lopes cinq étoiles et un joli rideau de fer : les clés de la réussite lyonnaise à Paris.
Un Lopes cinq étoiles et un joli rideau de fer : les clés de la réussite lyonnaise à Paris. © DR

Mais aligné en 4-3-3, comme son adversaire de dimanche, Lyon aura les armes tactiques pour limiter la casse face à des Parisiens irrésistibles en ce moment. A condition de jouer bas, sans refuser le jeu mais sans chercher à le prendre non plus à son compte. Et en ayant la même attitude qu’à Valence. Mais ça, pour Fournier, ça dépasse le cadre de la simulation.

Alix Dulac