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Les supporters rennais défient Le Graët en craquant des fumigènes

Un groupe de supporters rennais a craqué plusieurs fumigènes et déployé une banderole pendant Rennes-Angers (1-0) pour défier la tolérance zéro promise par Noël Le Graët, président de la FFF, sur le sujet.

"Le Graët : 0 fumigène ? Une idée lumineuse !", s'est amusé le groupe de supporters du Stade Rennais, le Roazhon Celtic Kop, sur une banderole déployée pendant le match face à Angers (1-0). Le message du Roazhon Park est sans équivoque. Les associations de supporters Ultras n’ont toujours pas digéré les multiples sorties du président de la Fédération française de football, Noël Le Graët. Originaire de Guingamp, il avait, lors d’une assemblée fédérale, promis l’interdiction des fumigènes en Ligue 1, s’engageant à prendre ses responsabilités à la place de la LFP le cas échéant. Dans les faits, les fumigènes sont interdits dans les stades de football en France.

"Je n'accepterai plus un seul fumigène"

"Je demande à la Ligue, sinon la Fédération le fera, je vous donne ma parole d’honneur, de s’occuper sérieusement des affaires de sécurité, avait-il déclaré. Je n’accepterai plus un seul fumigène. Ça n’existe plus que chez nous, des matchs qui commencent avec dix minutes de retard à cause des fumigènes. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Et il ne faut pas toujours repousser la fautes sur les autres, dire que l’Etat est responsable de tout. Il faut arrêter tout ce cinéma."

L'ANS dénonce "une charge médiatique stérile"

Fermement opposé à l’utilisation de ces engins pyrotechniques, le président de la FFF en avait rajouté une couche sur le plateau de BFM TV. L’Association nationale des supporters avait cette fois répondu au lendemain de cette nouvelle charge médiatique à travers un communiqué. "Cette charge médiatique stérile sur les fumigènes va à l’encontre de la démarche constructive dans laquelle s’est engagée l’ANS. Elle intervient sans consultation préalable des organisations de supporters", indiquait l’ANS. Les fumigènes cristallisent toujours autant les tensions entre les instances du football français et les Ultras. Et c'est loin d'être fini. Cela vaut aussi pour le Stade Rennais qui pourrait payer cher la défiance de ses fans.

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