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Ligue 1: l’OM ne se relève pas

L'OM de Nicolas Nkoulou n'a pas su se relever à Reims

L'OM de Nicolas Nkoulou n'a pas su se relever à Reims - AFP

Battu (1-0) ce dimanche à Reims, qui prend la place de leader à égalité avec Caen, l’OM a pris zéro point en deux matches et occupe la 19e place du classement. Huit jours après le départ de Bielsa, l’OM n’a pas su réagir dans la Marne. Les problèmes à régler sont nombreux.

On voulait croire à leur capacité de réaction. Au sursaut d’orgueil d’un groupe motivé pour montrer que le départ de son technicien argentin devenu divinité pour les supporters n’allait pas les plomber. Mission ratée. Pour la première de Franck Passi comme entraîneur principal, sous les yeux de Margarita Louis-Dreyfus et de son fils Kyril, l’OM n’a pas réagi dans le bon sens. Pire, il a plus inquiété qu’autre chose. Battu à Reims après le revers initial contre Caen, le club phocéen subit une deuxième défaite 1-0 en autant de matches de Ligue 1.

Un début d’exercice catastrophique, zéro point au compteur comme Guingamp et Montpellier, qui raconte une réalité parfois occultée par les tumultes des derniers jours autour du départ de Marcelo Bielsa : la qualité très (très) limitée du groupe marseillais. En pointe, Michy Batshuayi a du boulot pour faire oublier un André-Pierre Gignac qui brille au Mexique. Dans la ligne offensive, Florian Thauvin ne montre pour l’instant pas plus dans l’axe qu’ailleurs. Dans l’entrejeu, Romao a été catastrophique. Derrière, Rekik multiplie trop les erreurs pour assumer un statut de recrue de poids. Un vrai chantier. Au point de se dire que la paire Diarra-Diaby pourrait faire beaucoup de bien si le physique suit.

Electrochoc nécessaire

Au-delà des hommes, il y a aussi l’état d’esprit. Cette façon de s’écrouler dans les têtes et dans l’envie dès l’ouverture du score rémoise signée Traoré (14e), après un premier quart d’heure plutôt encourageant. Une semaine après le séisme Bielsa, et malgré les bonnes intentions, les joueurs marseillais semblent toujours avoir la gueule de bois. Comme s’il fallait encore tourner la page. Seul Mandanda, qui a sauvé plusieurs situations chaudes et n’a pas hésité à haranguer les troupes, paraît comprendre la nécessité de se bouger plus pour écrire le nouveau chapitre de l’histoire phocéenne.

D’autant qu’il y a urgence. Avec Caen et Reims, puis Troyes, Guingamp et Bastia, le calendrier olympien dessinait un début de saison parfait pour accumuler les points. Si l’OM continue à ne pas le faire dans les prochains matches, la suite pourrait s’annoncer compliquée. Les constats de la défaite à Reims obligent aussi à se tourner vers le banc. Même si Marseille avait fait des étincelles en Champagne-Ardenne, voir Passi rester en poste était tout sauf une évidence. Avec ce résultat et ce qu’on a vu sur le terrain, la nécessité de trouver un nouveau coach pour donner un nouveau souffle au groupe apparaît logique et nécessaire. Ancien adjoint de Bielsa, Passi ne marque peut-être pas assez une rupture pour créer l’électrochoc. Il en faut pourtant un sur la Canebière. Et vite.

Passi refuse l’excuse du traumatisme

En conférence de presse d’après-défaite, Franck Passi n’a pas fait dans le larmoyant. L’entraîneur intérimaire estime qu’il ne faut pas trouver d’excuse à l’OM, encore moins celle du traumatisme Bielsa : « Il faut arrêter avec le traumatisme. C’était la semaine dernière, on a mis notre mouchoir dessus dimanche dernier. Dans un match de football, on ne peut pas se cacher derrière ce genre d’excuses. On a manqué d’efficacité offensive, de profondeur, de réalisme. En tout cas, ce que l’on va faire, c’est se remettre au travail rapidement. »

A.H.