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Ligue 1: les solutions pour l'avenir des Girondins de Bordeaux

L'heure de vérité approche pour les Girondins de Bordeaux, qui font l'objet d'une offre de rachat de Gérard Lopez. Les négociations sont en cours. Si elles n'aboutissent pas, un redressement judiciaire pourrait s'enclencher avec des conséquences sportives incertaines.

Après la limite fixée lundi soir, aucun repreneur n’a officiellement été retenu pour le rachat des Girondins de Bordeaux, placés en avril sous la protection du tribunal de commerce. Mais la dernière offre de Gérard Lopez, ce lundi, a débouché sur un "accord de principe" pour la reprise du club avec King Street, propriétaire des Girondins, et le créancier Fortress.

Les deux parties se laissent quelques jours pour négocier et tomber d’accord, selon L'Équipe. L’ancien président de Lille est soutenu par des fonds prêteurs, dont un n’a pas encore fourni les garanties nécessaires pour réaliser l’opération. Des discussions sont en cours afin d’obtenir des précisions, avec de nombreux enjeux à prendre en compte comme la location du stade par exemple.

Si les deux parties tombent d’accord et que le deal est validé par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), Gérard Lopez devrait être président des Girondins de Bordeaux. Le club serait alors sauvé.

Le spectre du redressement judiciaire

Dans tous les cas, le temps presse: si la vente ne va pas au bout, Frédéric Longuépée, président du club et mandataire social, devra alors déclarer la cessation de paiement auprès du tribunal de commerce. Cela enclencherait une procédure de redressement judiciaire, un processus censé durer au moins trois semaines.

Le club ne serait pas automatiquement relégué. Fortress devrait alors renoncer à la dette qui lui est due (environ 38 millions d’euros) et il faudrait très rapidement trouver un repreneur. S’il y en a un, la DNCG, après évaluation, aurait alors le dernier mot sur l’avenir sportif des Girondins et pourrait quand même rétrograder le club.

Le pire des scénarios serait une mise en redressement judiciaire trop tardive des Girondins. Si le délai de trois semaines minimum se prolonge après la reprise de la saison sportive 2021-2022, soit le 24 juillet (pour la Ligue 2), Bordeaux perdra son statut professionnel. Et devra repartir des divisions amateurs.

Valentin Jamin