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Ligue 1 : Paris zlatane Lyon

Largement supérieur à Lyon, dimanche soir, Paris a corrigé l’OL (5-1) grâce à un grand Di Maria et à un doublé de Zlatan Ibrahimovic, plus que jamais meilleur buteur du championnat. La boulette de Kevin Trapp excepté, les Lyonnais n’ont pas existé.

Heureusement pour le spectacle, un Jean-Michel Aulas en souffrance en tribunes et l’intérêt de ce choc de fin de journée, que Kevin Trapp a eu la main glissante sur cette frappe de Jordan Ferri (24e), légèrement contrée par Thiago Silva. Car après vingt minutes de jeu, il n’y avait franchement plus de suspense sur la pelouse du Parc des Princes et c’est un Lyon KO debout, qui évoluait sur le pré parisien. Zlatan Ibrahimovic était déjà passé par là, reprenant à la 11e minute une déviation involontaire de… Mapou Yanga-Mbiwa avant que Serge Aurier, sur un coup franc de Di Maria, n’alourdisse la note quelques minutes plus tard (17e).

Mais cette nouvelle faute de main du portier allemand n’a relancé que momentanément la physionomie d’un match à sens unique. Plus présent en seconde période, à l’image de ce tir hors-cadre de Beauvue (47e), Lyon n’avait pas les armes pour contrarier Paris. Sans Lacazette ni Valbuena, son animation offensive, avec un Grenier perdu comme… milieu gauche et totalement à côté de ses pompes, n’a pas fait suer la bande à Thiago Silva. Et son milieu de terrain, globalement très décevant, n’a jamais titillé celui du PSG. Vainqueur dans un 4-3-3 de Valence mercredi en Ligue des champions, l’OL avait retenté le même coup dimanche soir face au club de la capitale. Sans ses joueurs majeurs cette fois. Et cela s’est beaucoup trop vu.

Verratti tout sourire, Di Maria voit triple

Si David Luiz a parfois montré des signes de nervosité et aurait pu voir rouge pour plusieurs fautes à répétition sur Beauvue, Paris a géré cette affiche à sa main. Permis à Marco Verratti de faire son retour dans un Parc qui s’est immédiatement extasié sur ses premières touches de balle. Accéléré quand il a voulu, à l’image de son troisième coup de semonce signé Cavani (sur une offrande, là encore, de Di Maria), du doublé d’Ibrahimovic, qui a lui-même transformé le penalty qu’il avait provoqué, se détachant un peu plus au classement des buteurs (14 réalisations). Et du cinquième coup de boutoir, administré dans le temps additionnel par Lucas (90e+1), sur un nouveau service de… Di Maria. Sa troisième passe décisive de la soirée.

Déjà sacré champion d’automne, Paris se réveillera lundi matin avec 17 points d’avance sur son dauphin, Angers. Le ventre plein mais pas totalement repu. Mercredi soir, il retournera au Parc des Princes pour y disputer les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Un trophée dont il est le détenteur et qu’il entend bien conserver. Face à Saint-Etienne, une de ses meilleures victimes… Suivant.

A.D