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Lille: le mea culpa d’Armand "pas fier d’avoir pété les plombs" à Nantes

Sylvain Armand, coordinateur sportif de Lille, fait son mea culpa quelques jours après son coup de sang à Nantes (0-1) quand il était descendu au bord du terrain pour contester de manière virulente l’expulsion de Timothy Weah.

Sylvain Armand a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. Et il le regrette un peu. Le coordinateur de Lille a été impliqué dans deux incidents en cours de matchs: d’abord le 18 février lors d'une friction avec Frédéric Antonetti, entraîneur de Metz, lors du nul entre les deux équipes (0-0). Puis, le 19 mars dernier quand il est descendu au bord du terrain de son ancien club, Nantes, pour protester contre l’expulsion de Timothy Weah. Surpris en train d’insulter des membres du staff nantais avant de détériorer une borne de gel hydro-alcoolique, le dirigeant lillois avait assumé son coup de sang. Une dizaine de jours plus tard, il le regrette davantage, comme il le confie dans L’Equipe.

"Je ne suis ni violent ni méchant"

"J'ai ramassé pendant deux ou trois jours, c'est normal", remarque-t-il au sujet des nombreuses critiques dont il a fait l’objet. "Je n'ai pas à réagir comme ça, ce n'est pas ma personnalité, ajoute-t-il. Je ne suis ni violent ni méchant, ce n'est pas l'image que j'ai voulu donner dans ma carrière pendant vingt ans."

L’ancien défenseur de Nantes et du PSG aimerait que cette mauvaise réputation naissante ne lui colle pas à la peau. "Oui, on catalogue vite les gens, regrette-t-il. Mais c'est aux gens de savoir si je suis comme ça depuis vingt-deux ans ou si c'est un acte isolé."

Touché par le décès de son ami Frantz Lecomte, ancien directeur de la communication à Rennes

Son coup de sang à Nantes est intervenu dans un contexte lourd, à l’issue d’une journée où il avait appris le décès soudain de son ami Frantz Lecomte, ancien directeur de la communication du Stade Rennais. "J'ai pris sur moi toute la journée, explique le natif de Saint-Etienne. Je ne voulais rien laisser transparaître auprès des joueurs mais... J'ai eu beaucoup de tristesse et, quand tu dégoupilles, tu dégoupilles mal. Je le regrette, je ne l'ai pas vu venir."

Armand reconnaît aussi que "la pression est différente en tribune" et promet de se faire plus rare. "Je ne suis pas bête, je ne vais pas mettre en péril mon image en allant au feu si je n'en ai pas envie, conclut-il. Vous n'allez pas me voir pendant six mois, un an, deux ans... J'ai beaucoup relativisé avec ce qui est arrivé à Frantz. Je ne suis pas fier d'avoir pété les boulons mais la page est tournée."

Armand avait écopé d’une suspension de quatre matches, dont deux par révocation de sursis, de banc de touche, de vestiaire d'arbitres et de toutes fonctions officielles après Lille-Metz. Une sanction qui pourrait être aggravée après les faits lors de Nantes-Lille.

NC