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Lorient: les joueurs de Metz bloqués à leur hôtel par des grévistes

Le FC Metz n’a pas pu préparer son déplacement à Lorient dans les meilleures conditions ce dimanche, lors de l’avant-dernière journée de Ligue 1. Les Grenats se retrouvent coincés dans leur hôtel de Caudan (Morbihan), en raison d’une grève des salariés de la Fonderie de Bretagne.

Des pneus en flammes, des gilets jaunes et une colère palpable. Le parvis de l’hôtel de Ibis de Caudan a été investi par une centaine de salariés de la Fonderie de Bretagne, ce dimanche après-midi dans le Morbihan. En grève depuis trois semaines, ils sont venus se mobiliser contre la fermeture de leur usine. En bloquant les accès à cet établissement situé près de Lorient.

De quoi perturber le programme du FC Metz, venu y préparer son déplacement chez les Merlus lors de l’avant-dernière journée de Ligue 1 (21h). Les Grenats sont retrouvés bloqués depuis plusieurs heures au sein de l’hôtel. De nombreux policiers et gendarmes ont été dépêchés sur place pour gérer la situation.

Des grévistes abonnés au Moustoir

Selon Ouest France, Frédéric Antonetti est sorti discuté quelques instants avec les grévistes. En leur apportant son soutien moral. "Lorient joue le maintien de son équipe de foot et le maintien de la Fonderie", lui auraient-ils répondu. D’après Le Télégramme, une seule voiture a été autorisée à quitter les lieux au début de la fronde, après de longs pourparlers. Celle de Sylvain Ripoll. Le sélectionneur de l’équipe de France Espoirs et ancien coach des Merlus était venu voir le préparateur physique de Metz.

Les salariés de la Fonderie de Bretagne ont demandé au FC Lorient de déployer une banderole de soutien au Moustoir. Mais ils n’auraient reçu aucune réponse. "Nous sommes nombreux à être abonnés au club, ce n’est pas cool de leur part", dénoncent les frondeurs, qui avaient déjà bloqué plusieurs axes routiers ces derniers jours. C’est dans ce contexte tendu que les joueurs de Christophe Pélissier, actuellement 17es du classement, vont tenter de remporter un succès capital dans la course au maintien.

Alexandre Jaquin avec Pierre-Yves Leroux