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LOSC: Galtier admet avoir menti en disant qu'il croyait au maintien

Tout heureux d'avoir hissé le LOSC à la deuxième place du classement cette saison, Christophe Galtier savoure d'autant plus que la saison dernière fut très délicate. Successeur de Marcelo Bielsa sur le banc, l'ancien coach de Saint-Etienne raconte à La Voix du Nord la galère de l'opération maintien... et ses mensonges.

Après la galère, les sourires sont revenus dans les rangs du LOSC. Dauphin du PSG et très bien parti pour disputer la Ligue des champions la saison prochaine, Lille profite de l'éclosion de ses nouvelles stars comme Nicolas Pepe ou Thiago Mendes, savourant la sécurité du haut de tableau. 

Dans un entretien accordé à La Voix du Nord ce lundi, Christophe Galtier évoque le contraste de l'ambiance qui règne ces derniers mois avec le climat de la saison dernière. Arrivé pour remplacer Marcelo Bielsa, licencié, l'ancien coach de Saint-Etienne est sorti un peu traumatisé de l'opération maintien. 

"Je rentrais chez moi, je m’effondrais par terre"

"L’an dernier, j’ai passé mon temps à vous mentir (aux médias ndlr) en affirmant après les matchs, en conférence de presse, que ça allait le faire, quitte à passer par les barrages, que ça allait passer d’un millimètre, admet-il aujourd'hui. Mais lorsque je rentrais chez moi, je m’effondrais par terre en pleurs et je disais à mon épouse que je n’allais pas y arriver. Elle me répondait: 'Tu ne peux pas me dire ça.' Le lendemain, j’allais au marché, place du Concert et les gens me disaient: 'Christophe, on compte sur vous.' Alors, tu continues à travailler, à chercher autre chose."

Avant de s'attarder un peu plus sur le match nul concédé contre Guingamp le 14 avril (2-2)... alors que Lille menait 2-0. En colère, Christophe Galtier aurait pu exploser devant la presse... mais a été stoppé par un SMS. "Quelqu’un m’envoie sur mon portable: 'Attention à ta communication! Ne cherche pas à expliquer l’inexplicable', résume le technicien. En conférence, je vous ai dit cette phrase-là. Plus tard, quand je suis rentré chez moi, je me suis effondré, j’avais mal au ventre…" La suite est plus heureuse.

A.Bo