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LOSC: Galtier n'écarte pas de vendre cet hiver... en fonction du prix

Christophe Galtier, l'entraîneur du LOSC, était presque résigné à l'idée de devoir vendre un ou plusieurs de ses joueurs cet hiver, ce dimanche.

Gérard Lopez a vendu la mèche dernièrement: des départs ne sont pas à exclure lors du mercato hivernal côté lillois. Mais d'après lui, les cadres de l’équipe ne partiront pas. Faut-il pour autant croire les dirigeants du LOSC sur parole?

"Il faut toujours écouter la parole présidentielle, s’est amusé à répondre Christophe Galtier, en conférence de presse, ce dimanche. C’est le propriétaire du club et il faut le respecter à sa juste valeur." L’entraîneur du LOSC, qui s’apprête à prolonger son contrat de deux saisons supplémentaires, a participé à une réunion concernant le mercato, il y a une dizaine de jours. Le but est d'anticiper tous les cas de figure.

Quel argument "pour ne pas vendre à 70-80 millions d'euros" ?

"On est tous très attentifs, a-t-il assuré au sujet d’éventuels mouvements, dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs. Et on essaie d’anticiper sur tout ce qui peut se présenter. Aujourd’hui, qui vous dit qu’il n’y a pas quelqu’un qui va se présenter et mettre 70-80 millions sur un de nos joueurs ? Quel argument je vais sortir à mon président pour lui dire de ne pas vendre un joueur qui vaut 70-80 millions d’euros ?"

Les joueurs ciblés seront-ils forcément des attaquants ? Auteur d'un excellent début de saison, Nicolas Pépé pourrait être visé par une écurie prestigieuse. L'Ivoirien a encore permis à son équipe d’accrocher un nul miraculeux contre Reims (1-1) en inscrivant, sur penalty, son onzième but en Ligue 1.

Compenser d'éventuels départs

"Vous savez, pour qu’un joueur quitte un endroit pour un autre, il y a quand même trois conditions, a tenu à rappeler Galtier. Il faut un acheteur, que le club soit vendeur, mais il faut aussi que le joueur exprime la volonté de rejoindre un autre club. Ce n’est pas d’actualité aujourd’hui, mais on peut envisager beaucoup de choses. Nous sommes conscients d’être exposés à des attaques. De quelle ampleur, à quelle hauteur, je ne sais pas. Quelles sont nos capacités pour résister à ces attaques, je ne sais pas non plus. Ce que je sais en revanche, c’est que nous travaillons pour compenser d’éventuels départs."

QM avec Jean Bommel