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Monaco: Henry sort de son silence et assure qu'il peut s'imposer en tant que numéro 1

Thierry Henry est sorti de son silence dans un entretien accordé au Telegraph ce mercredi, sept mois après son licenciement de son poste d’entraîneur de l’AS Monaco. Le Français, qui n’éprouve aucun regret par rapport à sa courte expérience, est certain qu’il peut s’imposer en tant qu’entraîneur numéro un.

Depuis son licenciement de Monaco seulement trois mois après son arrivée sur le banc, Thierry Henry, qui vivait là sa première expérience en tant que coach principal, se faisait plutôt discret. Ce mercredi, le champion du monde 1998 a brisé le silence pour la première fois depuis sept mois, et s’est confié au Telegraph.

Pas refroidi par son coup d’essai manqué sur le Rocher, l’ex-attaquant se dit prêt à relever un nouveau challenge et à tenter de connaître le même succès qui fut le sien lorsqu’il était joueur: "En football, vous avez un contrat en tant que joueur et vous pouvez vous emparer du ballon et prouver que les gens ont tort. Mais en tant qu’entraîneur, vous devez attendre quelque chose d’autre et c’est difficile, admet l'ancien international français. C’est frustrant et énervant car vous n’avez pas de prochain match pour faire vous-même vos preuves ou une autre chance qui peut rapidement arriver."

"Si j’avais eu plus de temps, j’aurais pu en faire plus"

Une fois démis de ses fonctions, le Français s’attendait à recevoir des critiques. Il assure toutefois ne ressentir aucune amertume et n’avoir aucun regret. "Il y a quelque chose que je dis toujours, a-t-il confié. Vous gagnez ou vous apprenez et, comme vous pouvez l’imaginer, j’ai beaucoup appris. J’ai toujours Monaco dans mon cœur, c’est le club qui m’a donné ma première opportunité en tant que joueur et ma première occasion en tant qu’entraîneur, je serai toujours reconnaissant envers ceux qui m’ont donné ça, les gens sont là, certains sont partis. Je n’ai aucun regret sur ce qu'il s’est passé. C’était une tâche très difficile et j’ai senti que si j’avais eu plus de temps, j’aurais pu en faire plus."

Désormais, le voici dans l’attente. Car s’il souhaite renouveler l’expérience en tant qu’entraîneur principal, Thierry Henry a pour le moment reçu principalement des appels pour être adjoint. Une situation qu’il a déjà connue aux côtés de Roberto Martinez avec la Belgique.

"Je veux être numéro 1"

Pourtant, le meilleur buteur de l'histoire des Bleus en est sûr: il peut devenir un entraîneur reconnu. "Traitez-moi de fou si vous voulez, mais j’aime le football et je crois que je peux être un entraîneur à succès, insiste le Français. Mon téléphone n’a pas sonné pendant quatre mois après mon départ de Monaco. Soudain, j’ai reçu cinq appels. Certains n’étaient pas ce que je cherchais et d’autres en tant que numéro deux. Des offres très intéressantes."

Mais il ne veut être que numéro 1, notamment pour ne pas léser son staff. "Je ne peux pas laisser mon staff derrière moi, insiste Henry. J'ai des gars qui ont quitté leur job pour moi et vous m'imaginez leur dire 'vous avez arrêté votre boulot pour moi mais j'ai un job'? Je ne serai pas numéro 2, parce que je veux être numéro 1." A bon entendeur... 

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MM