RMC Sport

OL-OM: deux personnes en garde à vue, dont l’auteur présumé du jet de bouteille

Deux personnes étaient toujours en garde à vue ce lundi matin au lendemain du match OL-OM, interrompu par le jet d’une bouteille sur Dimitri Payet dès la 2e minute, dont l’auteur présumé de ce geste.

Deux hommes se trouvaient toujours en garde à vue lundi matin à Lyon après les incidents qui ont conduit à l'interruption la veille du match entre Lyon et Marseille, selon des sources policières de l’AFP. Quatre personnes avaient été interpellées dimanche soir après le coup d'envoi, selon une première source policière.

Le suspect âgé de 32 ans

L'auteur présumé du jet de bouteille sur le milieu de terrain de Marseille Dimitri Payet, âgé de 32 ans, était toujours en garde à vue lundi matin pour "du chef de violences volontaires ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours avec arme et dans une enceinte sportive", ainsi qu'un jeune homme de 17 ans pour usage de fumigène. Deux jeunes hommes de 18 ans, arrêtés pour usage de fumigènes, ont quant à eux été relâchés quelques heures plus tard, a précisé une autre source policière. Dans un tweet publié dans la nuit de dimanche à lundi, Jean-Michel Aulas en a dit plus sur l'auteur présumé: "un membre isolé ne faisant pas partie des Kop a été immédiatement identifié et remis à la justice".

>> Suivez toutes les infos sur les incidents OL-OM EN DIRECT

Le choc de la 14e journée de la Ligue a été interrompu dès la deuxième minute de jeu après le jet d’une bouteille sur Dimitri Payet alors que ce dernier s’apprêtait à tirer un corner. Sonné, l’international français a été évacué vers les vestiaires sous les insultes du stade. La suite a donné lieu à un incroyable imbroglio puisque l’arbitre, M.Buquet, assure avoir refusé de reprendre le match.

Dans une série de messages publiés sur Twitter, la préfecture de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône a assuré l’inverse en s’en prenant à la Ligue de football professionnel (LFP). "1. Suite à l’incident, une réunion de crise est organisée, en présence des arbitres, du préfet, de la vice-Procureure, du DDSP et des présidents des deux clubs. L’arbitre décide de reprendre le match. "2. Près d’une heure après, la LFP se défausse et publie un communiqué disant que la décision de reprise émanait du préfet du Rhône. FAUX. Cette décision a été prise en présence des autorités et des présidents de club. 3. L’arbitre invite ensuite les autorités et les présidents de clubs dans son vestiaire pour dire qu’il change d’avis et qu’il stoppe la rencontre." Une communication qui a crispé toutes les acteurs qui se sont renvoyés la balle tout au long de la soirée.

Le speaker du stade a même annoncé la reprise du match avant que celui-ci ne soit finalement stoppé face au refus des Marseillais de reprendre.

NC