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OL-OM: Karl Olive réclame l’intervention du président Macron

Karl Olive, maire de Poissy et membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP), demande des sanctions fortes après les incidents ayant émaillé OL-OM et en appelle au plus haut sommet de l’Etat.

Au lendemain de l’arrêt du match OL-OM, Karl Olive, maire de Poissy et membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP), était invité chez Apolline Matin sur RMC. Il salue la décision de l’arbitre et appelle Emmanuel Macron, président de la République, à prendre en main la question des débordements dans les stades.

"A la minute où il prend cette bouteille, l’arbitre fait ce qu’il a fait faire, c’est la loi 5, rappelle-t-il. Deux minutes après avoir calmé les esprits, il (aurait dû entrer, ndlr) entre sur le terrain et siffle. C’est ce qu’il faut faire. Si on accepte qu’on touche à un joueur, l’étape d’après, c’est quoi? Si on ne tape pas du poing sur la table, on ne s’en sort pas. C’est ça l’image que nous renvoyons à deux ans des Jeux olympiques? C’est inadmissible et j’espère bien que l’Etat et le président de la République lui-même va siffler la fin de la partie."

Il ne veut pas "remuer la merde" sur une démission de Labrune

Il s’est ensuite agacé sur les critiques concernant Vincent Labrune, président de la LFP, muet depuis le début de saison. Doit-il démissionner, comme l’appelle de ses vœux Daniel Riolo, journaliste-éditorialiste pour RMC Sport? "Vous ne m’invitez pas pour remuer un peu plus la merde et que ça sente encore plus mauvais? Si effectivement, le dernier mot revient à l’arbitre et donc à la LFP, pardon mais une heure après, pourquoi nous avons un communiqué du Préfet demandant à l’arbitre de prendre la décision? Mais l’arbitre a pris la décision après dix minutes de jeu. Aujourd’hui, on réunit tous les acteurs. Le grand perdant, c’est le football. C’est le sixième cas qui dégénère depuis août dernier."

"On abime la France"

Il réclame désormais des sanctions exemplaires. "J’espère que l’abruti qui a fait ça sera radié à vie mais ça ne suffit pas, poursuit-il. Voit-on des choses pareilles en Angleterre? C’est une minorité qui pourrait une majorité de passionnés qui, demain, ne reviendront plus en familles. Il faut un gros coup de poing sur la table qui dépasse très largement les frontières de la Ligue, de la Fédération française, qui doit venir du sommet de l’Etat."

"Il faut des décisions radicales, des contrôles d’identité, poursuit-il. Demain, s’il ne faut plus de vendre de boissons dans le stade, on n’en vendra plus. On est un phare, un projecteur sur le monde. L’année prochaine, c’est la Coupe du monde de rugby, en 2024 c’est les JO. C’est ça l’image qu’on veut donner de notre pays? Ce n’est pas possible. (…) On ne va pas rester les bras croisés et, comme pour la société, prenons des décisions radicales, on est dans le jeu ou en dehors. Je trouve qu’il y a un certain laxisme mais je ne vise personne. C’est le reflet de la société. On touche un élu, un policier, on abime la République. Là, on abime le football, le sport, donc on abime la France."

NC