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OM: "Je ne dis pas que je suis Cristiano Ronaldo mais…", Germain défend son bilan cette saison

Dans un entretien accordé à La Provence, Valère Germain a évoqué sa panne d'efficacité lors des deux derniers mois. L'attaquant de l'OM rappelle toutefois qu'il a marqué en début de saison et aimerait s'installer plus durablement dans le onze de départ.

Valère Germain n'a plus marqué depuis le 26 septembre et la victoire de l'OM face à Strasbourg (3-2), lors de la 7e journée de Ligue 1. Une longue disette pour l'avant-centre de 28 ans, qui totalise trois buts en 16 matchs de championnat (neuf titularisations) et aucun en Ligue Europa. Invité à analyser son début de saison dans une interview accordée à La Provence, l'ancien Niçois l'a jugé "plutôt bon au début".

"Après le match contre Strasbourg, j’avais mis trois buts en sept matches. Ça n’a rien de fou, je ne dis pas que je suis Cristiano Ronaldo, mais c’était correct, déclare-t-il. Si j’avais continué à jouer, j’aurais peut-être mis sept ou huit buts avant la trêve. Mais, à partir de là, j’ai été moins décisif et j’enchaînais moins les matches, quand je faisais un match moins bon, j’étais direct sur le banc pour celui d’après. Ce n’est pas toujours facile quand on est attaquant."

"Le coach m'a dit en rigolant qu’on l’emmerdait un peu"

"On a de super joueurs à l’OM, que ce soit Kostas (Mitroglou), Clinton (Njie) ou moi, on a prouvé par le passé qu’on n’était pas maladroits. Le coach veut trouver le meilleur aussi, donc quand l’un d’entre nous fait un moins bon match et qu’un autre réussit une bonne entrée, il repasse devant. C’est compliqué, mais c’est comme ça. Il nous répète qu’il croit en nous, qu’il a confiance en nous et qu’il ne doute pas. Une fois, il m’a aussi dit en rigolant qu’on l’emmerdait un peu et que notre inconstance lui posait des problèmes. Je ne critique pas le coach, c’est à nous d’être meilleur, de le faire sur le long terme pour prendre ce poste d’attaquant."

Alors que les rumeurs d'un départ de lui ou de Konstantinos Mitroglou lors du mercato hivernal s'intensifient, Germain a assuré qu'il n'était "pas du genre à abandonner". "Ce n’est pas parce qu’un mercato arrive que je me dis que la porte va s’ouvrir. Au contraire, je veux jouer, apporter au collectif, ce qui est encore le cas à mon avis. En revanche, si un jour je m’aperçois que je ne peux plus apporter à l’équipe, ça voudra dire qu’il faudra que je parte."

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Alexandre Alain Rédacteur