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OM: Payet regrette le manque de soutien des autres joueurs après les jets de projectiles

Dans un entretien à l'Equipe Magazine, le Marseillais Dimitri Payet a regretté le manque de solidarité des acteurs de la Ligue 1 après les incidents dont il a été victime à plusieurs reprises cette saison, à savoir des jets de projectile lors des corners, causant l'interruption des matchs face à Nice et l'OL.

Dimitri Payet vit une saison agitée. Toujours à la baguette du jeu de l'OM, le milieu offensif a été visé à plusieurs reprises ces derniers mois par des jets de projectiles au cours de rencontres de Ligue 1. Par deux fois, à Nice (22 août) et à Lyon (21 novembre), les matchs ont été arrêtés à l'issue des incidents dont Payet a été victime.

S'il avait réagi en fin de rencontre à l'Allianz Riviera, renvoyant le projectile en direction de la tribune des ultras, Dimitri Payet était resté au sol au Groupama Stadium, après un événement survenu au début de la partie. En décembre dernier, dans une tribune au Monde, l'international français s'interrogeait: "Est-ce que je dois arrêter de tirer les corners? Est-ce que je dois arrêter de jouer au football? Dites-moi."

"C'est une cause qui doit nous unir"

Plusieurs mois après les faits, Dimitri Payet revient, dans un entretien à l'Equipe magazine, sur la solidarité de ses confrères. Ou plutôt le manque de solidarité. "J'ai eu du soutien, malheureusement pas assez à mon goût, déplore le joueur de 35 ans. Les seules excuses sincères que j'ai reçues sont venues du coach Galtier avec qui j'ai des relations particulières... Aucun joueur de Nice n'est venu me voir, ni le président. À Lyon, pareil. Au contraire, ils incitaient à venir rejouer le match."

Rejouée le 27 octobre dernier, la rencontre de Ligue 1 entre l'OGC Nice et l'OM s'est terminée sur un score nul (1-1). En août, alors que les Phocéens perdaient 1-0 à la 79e, Dimitri Payet avait reçu le soutien de ses coéquipiers, qui n'avaient pas souhaité revenir sur la pelouse, motivés aussi par la prise de position de Pablo Longoria. "Ce manque de solidarité m'a rendu triste. C'est une même cause qui doit nous unir pour que cela soit banni de nos tribunes, poursuit Payet. On connaît peut-être cette année le Championnat le plus attractif depuis mes débuts. On a des joueurs extraordinaires qui sont arrivés et c'est cette saison-là qu'on gâche, au point qu'on se moque de nous en Europe ?"

De son côté, l'OM est depuis plusieurs mois sous la menace d'un point de pénalité, en raison de débordements survenus face à Angers. L'OL n'avait pas échappé à la sanction après le jet de projectile sur Payet, même si l'équipe de Peter Bosz s'était imposée (2-1) lors du match rejoué. "On a essayé de parler à nos supporters pour que cela n'arrive plus, notamment avant un Clasico, et je trouve que le dernier s'est très bien passé, hormis le mec qui est entré sur le terrain. (Il sourit.) Je préfère ça à des jets de projectile, confie celui qui porte le maillot de l'OM, pour son deuxième passage au club, depuis janvier 2017. On doit montrer l'exemple et prendre des décisions pour laisser ça derrière nous. C'est un combat qui me tient à coeur."

GL