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OM-Rennes: grâce à Cuisance, Sampaoli commence par un coup parfait

Grâce à un but de Michaël Cuisance au bout du suspense, Jorge Sampaoli démarre son histoire avec l'OM par une victoire face au Stade Rennais de Bruno Genesio (1-0), en match en retard de la 22e journée de Ligue 1.

Il avait quitté l’Espagne sur un 5-0 avec le FC Séville contre Osasuna en Liga. C’était le 20 mai 2017. Un peu moins de quatre ans plus tard, pour son grand retour en Europe, Jorge Sampaoli a démarré son histoire avec l’OM par une victoire 1-0 face au Stade Rennais de Bruno Genesio, en match en retard de la 22e journée de Ligue 1.

Ce succès obtenu au bout du suspense grâce à Michaël Cuisance permet aux Marseillais de passer devant Montpellier et Metz pour s'installer à la sixième place du classement. Pas de quoi encore faire oublier la saison galère vécue jusqu'à présent par Marseille (résultats médiocres, conflit direction-supporters, élimination en Coupe de France face à une N2...) mais ce nouveau chapitre pouvait difficilement mieux commencer. Les Rennais, eux, restent scotchés à la 10e place.

Un 5-3-2 modulable pour l'OM

La première composition de Sampaoli était très attendue. Pour ses débuts, l’ancien sélectionneur du Chili et de l’Argentine a opté pour un système modulable: un 5-3-2 en phase défensive et un 3-1-5-1 ou un 3-3-1-1 sur le plan offensif, rappelant celui adopté par Julian Nagelsmann du côté de Leipzig. Avec trois centraux (Duje Caleta-Car, Leonardo Balerdi et Alvaro Gonzalez), deux latéraux chargés de faire l’essuie-glace dans les couloirs (Yuto Nagatomo et Pol Lirola), une sentinelle devant la défense (Boubacar Kamara) avec autour de lui deux éléments alignés un cran plus haut devant se rendre disponibles dans les demi-espaces (Saîf-Eddine Khaoui et Florian Thauvin). Et, enfin, un meneur de jeu dans un rôle assez libre (Dimitri Payet) derrière un attaquant de pointe (Arkadiusz Milik). Dans un tel schéma, les automatismes sont indispensables et l’OM est logiquement apparu en manque de repères.

Mais le Rennes de Genesio, disposé dans un 4-3-3 plus classique avec Eduardo Camavinga titulaire au milieu, a rapidement éprouvé des difficultés face au pressing imposé par les Marseillais, déterminés à s’installer haut sur le terrain. Le positionnement entre les lignes de Thauvin, très impliqué à la récupération et plutôt juste à la construction, a aussi posé problème aux Bretons, bousculés par l’engagement adverse et les transitions rapides réclamées par Sampaoli, qui a régulièrement dépassé sa zone technique pour donner ses consignes et haranguer ses joueurs.

Après avoir cru obtenir un penalty d’entrée pour une possible main de Gerzino Nyamsi, finalement annulé à juste titre par l’arbitre (4e), l’OM a eu du mal à inquiéter Alfred Gomis. Seul Milik l’a obligé à réaliser une belle parade en première période sur une reprise du droit à la réception d’un ouverture lumineuse signée Thauvin (34e).

Terrier trouve la barre, Cuisance en sauveur

Dans la foulée, Payet a lui aussi tenté sa chance d’une volée en première période, mais il a raté le cadre (35e). Après le Polonais et le Réunionnais, c’est Thauvin qui a fait trembler les visiteurs sur un tir enroulé au retour des vestiaires (55e). En face, Rennes a élevé son niveau au retour des vestiaires, parvenant à mieux gérer les premières relances adverses, les montées incisives de Lirola sur son côté droit et les déplacements de Milik.

Genesio a aussi demandé à son groupe de prendre davantage de risques et cela aurait pu payer sur une tentative de Benjamin Bourigeaud entré à l’heure de jeu à la place d’un Clément Grenier sorti sur blessure (67e). Des deux côtés, il aura manqué autant de justesse que de créativité. Et parfois un brin de réussite, aussi. Elle a surtout fui Martin Terrier, qui a trouvé la barre transversale sur une lourde frappe du droit après un bel une-deux avec Serhou Guirassy (76e).

Voyant son équipe moins sereine qu’en première période, Sampaoli a lancé Luis Henrique, Dario Benedetto, Christopher Rocchia et Michaël Cuisance. Un coaching payant. Lancé côté gauche, Luis Henrique s'est arraché pour centrer dans la surface et trouver Cuisance, décisif d'une superbe tête (88e). Une délivrance pour le jeune milieu de terrain prêté par le Bayern, auteur de son premier but avec l'OM, et une délivrance aussi pour Sampaoli, fou de joie sur son banc. A confirmer dès samedi avec la réception de Brest (17h) en championnat.

https://twitter.com/rodolpheryo Rodolphe Ryo Journaliste RMC Sport