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PSG: "Nous ne sommes plus les bienvenus au Parc des Princes", Al-Khelaïfi hausse le ton face à la mairie de Paris

S’il balaie d’un revers de la main les rumeurs de désengagement de QSI à Paris, le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi hausse clairement le ton sur le sujet du Parc des Princes.

C’est une rumeur qui revient de manière incessante depuis l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, que certains voient comme le point d’orgue d’une stratégie conçue pour exister par le sport, celle d’un désengagement progressif de QSI (Qatar Sport Investment) à la tête du Paris Saint-Germain.

"Ils jouent avec nous et nous en avons assez"

"Cela me fait rire, je ne sais pas si je dois répondre à cette question pour être honnête, parce que cela ressemble à une blague pour moi, feint de s’étonner Nasser Al-Khelaïfi dans une interview à Marca. Ce n'est que le début pour QSI et le PSG et tout ce que nous faisons. Nous sommes sur le point d'entrer dans une deuxième phase où nous allons connaître une croissance incroyable. Les jours les plus excitants sont encore à venir pour le PSG et l'ensemble de notre groupe."

Pour poursuivre la croissance exponentielle de la marque PSG entamée depuis la prise en main du club par QSI, les propriétaires qataris souhaitent développer de nouvelles sources de revenus, et augmenter ceux de son enceinte historique, le Parc des Princes. La question de son exploitation est centrale dans le projet du PSG. Or, le PSG souhaite investir lourdement dans son stade, limitée par la capacité de 48.000 places, à la condition préalable d’en devenir le propriétaire.

"Le conseil municipal pense que nous plaisantons, mais ce n'est pas le cas"

Aujourd’hui, le club jouit des installations du Parc des Princes grâce à un bail emphytéotique de 30 ans, et la Mairie de Paris ne semble pas disposée à céder l’enceinte sans récupérer un gros chèque, 350 millions d’euros, selon les informations de RMC Sport. Beaucoup trop cher pour les dirigeants parisiens. Résultat des courses, Nasser Al-Khelaïfi songerait à quitter le stade.

"Notre première option est de rester, mais je ne pense pas que la Mairie veuille que nous restions, a-t-il indiqué à Marca. Ils font pression sur nous pour que nous partions. Cela fait cinq ans que nous discutons avec eux. À chaque fois, ce sont les mêmes fausses promesses : aujourd'hui, demain, cette élection, la prochaine élection..... Nous sommes fatigués de tout cela. Nous avons besoin d'un accord équitable. J'aime le Parc des Princes, c'est notre histoire et je la respecte plus que tout, et rester a toujours été notre premier choix. Mais je ne pense pas qu'ils veuillent de nous là-bas. Quelque 80 millions d'euros ont été investis dans le stade de notre poche, mais ce n'est pas notre stade, qui d'autre le ferait ? Nous voulons un stade comme tous les autres clubs, nous devons augmenter nos revenus, avoir un meilleur stade pour nos fans, et avoir plus de fans qui viennent que nous ne pouvons en accueillir. Le conseil municipal pense que nous plaisantons, mais ce n'est pas le cas et nous sommes très sérieux quant aux autres options. Nous étudions d'autres options car je pense que nous ne sommes plus les bienvenus au Parc des Princes. Ils jouent avec nous et nous en avons assez."

QM