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Rennes-PSG, les tops et flops: Neymar encore absent, Kimpembe craque

Le PSG a été tenu en échec à Rennes dimanche (1-1) et n'a pas fait grand-chose pour l'emporter. Serhou Guirassy, de la tête (71e), a égalisé pour Rennes après l'ouverture du score de Neymar, incapable de peser positivement sur le cours de la rencontre.

TOPS

Guirassy crucifie Paris

Moins spectaculaire que Jérémy Doku, Serhou Guirassy a bousculé le Paris Saint-Germain dans un autre registre, plus physique. L’attaquant de 25 ans a constamment pesé sur la défense parisienne, gagnant la plupart de ses duels aériens. Privé d’un but pour une position de hors-jeu en première période, Guirassy aurait dû obtenir une faute après la première demi-heure de jeu, et peut-être même davantage, à la suite d'une énorme charge de Danilo Pereira dans son dos. Loin de sombrer dans la frustration, Guirassy a attendu son heure. Sur un corner tiré côté droit par Bourigeaud, Guirassy, au duel avec Diallo, a aisément pris le dessus sur son adversaire direct et placé, de la tête, le ballon dans la lucarne droite de Navas (71e). Son 9e but de la saison.

Jérémy Doku, l'insaisissable

Le virevoltant ailier belge, plus gros investissement dans l’histoire du Stade Rennais, a été le principal détonateur de l’attaque rennaise, brillant par sa faculté à éliminer dans le un contre un, à faire reculer une défense. Certes, l’ailier doit encore progresser dans la finition, mais la plupart de ses initiatives balles au pied ont amené du danger dans la surface parisienne. Bruno Genesio avait installé un bloc médian pour exploser en contre et utiliser la profondeur de Jérémy Doku, sa faculté à éliminer sur un pas également. Le Belge et Bourigeaud ont permuté, Doku basculant à droite, pour jouer le rapport de force avec Kurzawa. Un duel gagné haut la main par le jeune attaquant, très percutant.

Les bons choix de Genesio

Le plan de Bruno Genesio était on ne peut plus clair en début de match, densifier l’axe du terrain pour orienter les Parisiens sur les côtés, et profiter de la moindre opportunité pour exploser en contre à la récupération du ballon. Face à l’avalanche de centres qui s’abattait sur son équipe, obligeant les Rennais à délaisser peu à peu l’intérieur du jeu, le technicien français a revu sa copie. Dans le but aussi de faire courir le côté gauche parisien où, Layvin Kurzawa, peu aidé par l’investissement défensif de Draxler et Neymar, fut très rapidement à la peine, et gêné dans ses montées. Bruno Genesio a ainsi demandé à deux de ses joueurs de permuter, tout en conservant la même animation et un système de jeu identique. Le Stade Rennais est monté en puissance dans cette configuration, échouant tout près de la victoire, avec un match nul très largement mérité.

FLOPS

Neymar, le néant

Neymar a marqué un but, sur penalty, et c'est à peu près tout. Le Brésilien a livré une partition proche du néant. L’international brésilien n’a jamais été dans le ton d’un match plutôt ouvert qui aurait dû correspondre à ses qualités. Il s’est souvent trompé dans ses choix, oubliant de servir ses partenaires, Draxler et Di Maria le plus souvent, perdant également un nombre très important de ballons, quand il ne ratait pas des passes faciles. En un mot: exaspérant.

Kurzawa-Dagba, des latéraux pas au niveau

La saison blanche de Juan Bernat à gauche, et le peu de garanties offertes sur le côté droit par les joueurs qui auront couvert le poste à tour de rôle cette saison ont une nouvelle fois mis en lumière l’ampleur du chantier des latéraux au PSG. Et ce n’est pas la prestation des Parisiens à Rennes qui viendra contredire ce constat. Alors que Layvin Kurzawa et Colin Dagba, mais surtout le premier nommé, ont profité de boulevards en début de match pour s’exprimer dans leurs couloirs respectifs, tous deux se sont distingués par leur imprécision technique balle au pied, aucun centre, ou presque, ne parvenant à inquiéter la défense rennaise. Défensivement, Layvin Kurzawa a beaucoup souffert sur son côté.

Le vilain geste de Kimpembe

C’est devenu un classique cette saison. Quand le Paris Saint-Germain n’est pas à la hauteur collectivement dans les grands rendez-vous, il n’est pas rare de voir ses joueurs, agacés par la tournure des événements, craquer nerveusement. Le comportement de Presnel Kimpembe en a été la parfaite illustration cette semaine. Auteur d’un tacle abominable contre Manchester City, qui aurait pu lui coûter très cher, le défenseur international a encore manqué de maîtrise en fin de match contre le Stade Rennais, avec un tacle très en retard sur la cheville de Doku. Un geste incompréhensible, et surtout très dangereux. Il est temps que la saison se termine.

QM