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Sanson déjà dans le dur, Lacazette qui voit double, des Marseillais sans défense: le débrief d’OL-OM

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Au terme d’un match enlevé, l’Olympique Lyonnais a logiquement dominé l’OM dans un Olympico qui n’a pas déçu ce dimanche soir (3-1), en clôture de la 21e journée de Ligue 1. Logiquement oui, car les Lyonnais, auteurs d’un bon match, ont pu s’appuyer sur la fébrilité défensive des joueurs de Rudi Garcia, ambitieux dans le jeu mais trop poreux derrière.

Un Olympico qui fait plaisir

Si vous aviez choisi le ciné plutôt que la télévision, vous avez eu tort. Parce que cet Olympico a tenu ses promesses, surtout lors des 45 premières minutes, avec un rythme effréné, des situations chaudes de part et d’autre et deux équipes volontairement très joueuses. Certes, en seconde période, le soufflet était un peu retombé mais comment en vouloir aux 22 acteurs, vu la débauche d’énergie consentie sur la pelouse du Parc OL ? Surtout que les deux équipes ont remis ça à l’heure de jeu. Un avant-goût, qui sait, de l’intensité qu’il y aura dans une semaine au Parc des Princes, pour le choc PSG-Monaco. Même jour, même horaire. Vous savez quoi faire…

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L’OM était encore sans défense

Une semaine après en avoir encaissé quatre à domicile par Monaco, l’OM en a pris trois cette fois. Un de moins donc. C’est encourageant… évidemment que non. Le club olympien, une nouvelle fois, a montré les limites criantes de son jeu ambitieux, de sa volonté d’animer ses couloirs, de presser haut et de façon intense. Les Phocéens n’ont pas la défense pour jouer comme ça ou du moins pas la qualité individuelle dans sa ligne arrière pour produire ce style de jeu. Des latéraux trop souvent dépassés (Sakai, Doria), des erreurs individuelles énormes (Sanson, Doria, Rolando), c’était beaucoup trop face à des Lyonnais virevoltants et décidés, avec qui le contraste à tous les niveaux, notamment dans les couloirs, était extrême. Et ce n’est pas le but de Doria qui changera la donne… Avant de mettre le pactole sur Payet, Marseille (7e), s’il entend jouer de la sorte, aura bien besoin, d’abord, d’un solide élément défensif.

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Lacazette, tueur de sang-froid

On a pu lui reprocher parfois d’être un peu moins visible et existant dans les grands rendez-vous. On ne pourra pas le lui dire ce soir. L’international lyonnais était dans une forme… internationale (8 tirs dans le match, son record cette saison), et a mis à mal la défense marseillaise. Sa qualité technique, notamment sur ses prises de balle, a fait de grosses différences. Et sa vista, face à des Marseillais coupés en deux, a fait des merveilles. Son flair lui a permis de sanctionner deux énormes largesses défensives de l’OM : sur le tacle malheureux de Sanson, puis sur une perte de balle incroyable de Rolando devant sa surface, qu’il s’est empressé de convertir en but, en profitant de l’excellent appel de Valbuena pour fixer Pelé (75e). Ses 16e et 17e buts ont illuminé la soirée lyonnaise, relancé une équipe (4e) qui restait sur un couac devant Caen (2-3) et totalement plongé les Marseillais dans le noir.

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Sanson à la peine, Depay en découverte

A la différence du Néerlandais, lui était titulaire d’entrée sous ses nouvelles couleurs. Rudi Garcia avait fait le choix d’envoyer directement sa recrue au charbon, en le lançant dans cet Olympico. Pas le meilleur des cadeaux pour l’ancien Montpelliérain, forcément en manque de repères et qui n’a que très peu pesé sur le jeu, mangé par la paire Tolisso-Gonalons. Son triste match symbolise à merveille l’absence de… milieu dans les rangs marseillais, ce dimanche soir. Si son coup franc finit, après avoir rebondi sur Morel, dans les pieds de Doria sur la réduction de l'écart (68e), il est directement impliqué sur le deuxième but lyonnais, en taclant le ballon dans la course de Lacazette (61e). Memphis Depay, lui, a eu droit à une entrée plus tranquille. S’il était forcément attendu, l’ancien joueur de Manchester United est entré en jeu à la 79e, alors que son équipe avait déjà tué le match (3-1). Pas de faits de jeu notables pour l’ailier, qui a tenté de combiner d’entrée avec Lacazette et est allé tirer un corner en toute fin de match (93e).

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