RMC Sport

Un an de Dupraz à Toulouse : les dix moments qui nous ont marqués

Pascal Dupraz

Pascal Dupraz - AFP

Voilà un an jour pour jour que Pascal Dupraz a été nommé entraîneur de Toulouse. Et on ne s’est pas ennuyé durant ses douze premiers mois dans la ville rose. Entre un maintien inespéré, des coups de gueule mémorables, des prises de becs avec tout le milieu et des victoires de prestige, le coach de 54 ans a animé cette année. La preuve par dix.

Mars 2016 : il fait un malaise à l’entraînement

Quelques jours après avoir été nommé entraîneur du TFC, Pascal Dupraz est victime d’un malaise durant une séance d’entraînement. Evacué par les pompiers, il passe la nuit en observation à l’hôpital. Et ne peut tenir sa place sur le banc du Vélodrome face à Marseille le lendemain. « Rien à voir avec un problème de cœur », assure le technicien de 54 ans, avant de remettre rapidement le bleu de chauffe.

Mai 2016 : il obtient le maintien contre toute attente

Après avoir quasiment renoncé quelques mois plus tôt, Toulouse arrache son maintien au terme d’une folle victoire sur la pelouse d’Angers (2-3). Le triomphe de Dupraz, qui entre dans la légende pour son discours incroyable d’avant-match, devant des joueurs en pleurs : « Il faut que vous soyez animé d’un supplément d’âme. Je vais me foutre à poil devant vous. Je vous aime. Ce que vous accomplissez, c’est juste gigantesque. » Un épisode qui restera dans les mémoires.

Août 2016 : il s’en prend à la pelouse du Stadium

Révolté par l’état de la pelouse du Stadium, Pascal Dupraz pousse un gros coup de gueule au cœur de l’été. « Elle ressemble au désert de Gobi. On va jouer sur un champ de patates et ça m’embête. Pour nous mais aussi par rapport à nos adversaires et à la LFP. Pour le coup, on passe pour des cons. » La faute, d’après la mairie, à un champignon appelé le pythium.

Septembre 2016 : il se jette des fleurs

Avant un déplacement à Lille, Pascal Dupraz profite du bon début de saison de son équipe pour se dresser quelques lauriers en conférence de presse. « J’ai beaucoup de défauts mais j’espère avoir aussi un peu de qualités. Ce qui m’importe, c’est que les gens autour de moi les reconnaissent. J’aurais voulu être entraîné par un type comme moi. Ça m’aurait plu d’être entraîné par quelqu’un de vrai, par un entraîneur qui dit ce qu’il pense. »

Octobre 2016 : il recadre les consultants

Après avoir fait tomber le PSG au Stadium (3-1), l’entraîneur toulousain s’offre un long tour d’honneur avec ses joueurs. Une attitude critiquée par certains consultants dans les médias. Et Dupraz ne tarde pas à leur répondre : « Apparemment, je fais honte à certains consultants, qu’ils s’occupent de leurs miches ! »

Novembre 2016 : il reçoit un projectile à Rennes

A la fin du match perdu par son équipe à Rennes (1-0), Pascal Dupraz reçoit un projectile lancé des tribunes. Peut-être un avion en papier. Il met ses mains sur le crâne et demande l’aide de son staff. Une réaction que beaucoup jugent disproportionnée, et notamment le délégué du match, qui le lui fait remarquer. « Apparemment, il y a quelqu’un qui a cru bon de me jeter un truc dans la tronche. Je vais m’en relever. Je ne vais pas faire un cinéma pour ça. Ce n’est pas grave », dédramatise-t-il.

Décembre 2016 : il esquive volontairement Bernard Casoni

En froid avec Bernard Casoni depuis la fin de leur collaboration à Evian, Pascal Dupraz refuse de lui serrer la main avant Toulouse-Lorient. Lors du protocole, l’entraîneur du « «Téf » a volontairement esquiver son collègue, qui semblait attendre un signe de sa part.

Janvier 2017 : il se chauffe avec Sergio Conceiçao

Avec Sergio Conceiçao, Pascal Dupraz a trouvé une aussi grande gueule que lui. Au moins. Il a pu s’en rendre compte lors de la défaite des siens face à Nantes (0-1). Durant la rencontre, les deux hommes se sont invectivés le long de la touche. « Tricheur », « T’as pas de couilles ». Une scène savoureuse captée par les caméras de Canal +.

Février 2017 : il éteint le Parc des Princes

Alors que le PSG se remet à peine de sa soirée de rêve face au Barça, en 8e de finale aller de la Ligue des champions (4-0), le TFC vient plomber l’ambiance en décrochant un nul 0-0 au Parc des Princes. Avec une tactique ultra-défensive, les joueurs de la ville rose parviennent à contenir la force de frappe des Parisiens. Presque une victoire pour Dupraz, qui trouve quand même le moyen de se faire expulser durant la rencontre. 

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur