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Gervais Martel: "J’ai raté pas mal de choses"

L’ancien PDG du RC Lens Gervais Martel est revenu mardi soir dans le Super Football Show, sur RMC, sur ses derniers mois à la tête du club nordiste.

Ancien président directeur général du RC Lens, Gervais Martel est revenu sur les moments compliqués du RC Lens qui ont conduit ce club historique du football français dans les bas-fonds de la Ligue 2 en ce début de championnat (deux victoires en dix matchs, 18e place). Samedi dernier, il a pris du recul, laissant la direction général à Arnaud Pouille. "Il faut savoir préparer l’avenir du RC Lens et celui-ci ne se prépare pas avec un quelqu’un qui va avoir 63 ans dans deux mois", a annoncé mardi soir dans le Super Football Show, sur RMC, l’ancien PDG artésien.

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"Je n’étais pas préparé à la descente de 2008"

Une longue descente aux enfers depuis l’apothéose de la fin des années 1990. "On a été durablement dans les cinq, six premiers du championnat depuis le titre de 1998, s’est rappelé Gervais Martel. Ensuite, on a eu cette descente en 2007, à laquelle je ne m’étais pas préparé. On avait une équipe de dingue. On descend à un point près ou deux face au PSG (40 points, à deux points de Toulouse et trois du PSG avec une différence de buts défavorable, ndlr)." Lors de cette saison cruciale, le RC Lens s’incline en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG. Hélas selon lui, "on ne parle que de la banderole en finale au lieu de prendre des points et se maintenir", regrette l’historique président artésien.

Le début de saison avait été plombé par la "démission de (son) entraîneur (Guy Roux) dans la nuit (25 août 2007)" et Gervais Martel n’arrive pas alors "à le convaincre de rester". Il admet également "certains des choix de castings et ensuite et les problèmes d’actionnariat. Le Crédit Agricole a fait ce qu’il a pu mais il n’avait pas l’expérience pour gérer un club de foot".

" Mammadov ? Pire que l’Euromillions… "

Gervais Martel ne regrette cependant pas le passage du tant décrié actionnaire azéri Hafiz Mammadov. "Manque de pot car ce mec (sic) met 22 millions d’euros et disparait des radars un an après." Il en garde un "sentiment d’un mec de bonne foi" car "il avait beaucoup d’argent, puis plus à un moment donné. On avait une chance sur un million de trouver ce mec et une chance sur 10 millions de le perdre. On a fait les deux. C’est pire que l’Euromillions".

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L’ancien président lensois, depuis 1988, a aussi rendu hommage à Antoine Kombouaré qui "sans aucun moyen, a fait remonter l’équipe". Les dernières années, les dirigeants lensois ont "passé (leur) temps à faire en sorte de ne pas terminer comme Evian. Heureusement les gens ont répondu présent". Ils avaient réussi le pari de remettre le club à flot "au niveau financier avec des certitudes et une sérénité. Malheureusement, on fait un début de saison invraisemblable". Gervais Martel se tourne désormais vers le futur. "On va s’appuyer sur des gens qui connaissent bien le football et qui connaissent bien le club."

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